L'écriture sumérienne et son évolution

C'est dans la région de l'actuelle Irak que l'écriture cunéiforme a vu le jour il y a plusieurs milliers d'années.
13

Ce qui est devenu aujourd'hui un incontournable de la culture humaine, l'écriture, s'est mis en place sous une forme de la nôtre autour du IVème millénaire avant notre ère. Ce qui était alors appelé cunéiforme fut avant tout un outil utilisé par les scribes de Sumer pour conserver une trace des très nombreux enregistrements liés à l'administration des villes sumériennes.

L'écriture et la politique

On considère que, globalement, l'écriture a pris l'importance qu'on lui connaît désormais avec le développement en parallèle des grands centres urbains. Les scribes avaient alors pour mission de collecter les informations concernant les villes, dans une civilisation particulièrement créative. Ainsi, c'est à Sumer autour de 3500 avant JC que l'invention de la roue est attestée, facilitant de fait le transport des matériaux vers la ville. La Mésopotamie se compose ainsi de plusieurs Cités-Etats autour desquelles les sumériens s'attachent à développer l'irrigation, les cultures céréalières ou l'élevage. Les historiens s'accordent ainsi sur le fait que la maîtrise du cunéiforme à Sumer est avérée, compte-tenu de la quantité de tablettes retrouvées dans les vestiges de la ville, déterminantes pour l'histoire du Moyen Orient.

Une traduction complexe

Pour les archéologues, il est compliqué de dater les documents, ce qui modifie singulièrement leur étude. Pourtant le contexte qui y est mentionné finit par donner des informations situant cette maîtrise de la langue sumérienne dans le temps et l'espace : vers le 3ème millénaire avant JC. La quantité d'éléments figurant sur ces vestiges a rendu difficile la traduction du langage jusqu'à la découverte de textes plus récents, ayant pour caractéristique une organisation thématique qui va permettre de décrypter et lire les précédents. Ces documents relèvent de trois grands types : les listes lexicales, les textes scolaires, et le plus nombreux, les documents comptables.

Une évolution lente mais constante

Comme de nombreux systèmes d'écriture, le sumérien utilise dans un premier temps des pictogrammes avant d'évoluer vers une forme plus abstraite amorçant le cunéiforme. Cette appellation provient directement des marques techniques que le calame, pointe de roseau biseauté, laisse lors de l'écriture. Cette marque prend une forme de coin sur la tablette d'argile qui servait alors de support. Les sumériens conservaient la trace de la plupart de leur comptabilité, ce qui apporte beaucoup aux archéologues actuels et entraîne des changements à l'époque, notamment avec la création d'écoles de scribes. Ces derniers sont en effet très nombreux en Mésopotamie à cette période, impliquant la création de lieux dans lesquels les scribes apprennent à tracer des signes mais également l'arithmétique, la géométrie, les poids et mesures dont dépend leur métier.

Une culture très riche

Si aucun chercheur ne sait vraiment définir l'origine géographique de ce qui va devenir le peuple sumérien, en revanche, tous s'accordent sur l'importance de cette culture sur les suivantes. On leur attribue ainsi l'écriture et la roue mais ils étudièrent assidûment l'astronomie, la bière, la brique mais aussi le système sexagésimal qui permet de diviser l'heure en soixante minutes, et la minute en soixante secondes. L'art sumérien est aussi très célèbre pour sa richesse autant graphique monétaire : les pierres précieuses, l'or, les statues... sont utilisés pour mettre en valeur une architecture dotées d'arcs, coupole ou autres voûtes. Les Sumériens sont ainsi réputés pour leur maîtrise de la fonte et du moulage : autant par les briques que par des ornements plus artificiels.

Sur le même sujet