Bénévole dans un refuge : le bien-être des animaux avant tout

La présence et l'action des bénévoles sont indispensables au fonctionnement et la bonne marche de refuges débordés par l'afflux d'animaux en toutes saisons.
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Le bénévolat joue un rôle important au sein de grandes associations telles que la SPA ou la fondation Assistance aux animaux. Mais il devient fondamental et capital dans la survie de centaines de petits refuges, n’ayant pas les moyens d’embaucher du personnel.

Comment devenir bénévole ?

Toute personne ayant un casier judiciaire vierge peut postuler pour devenir bénévole. Elle doit se présenter au directeur du refuge, lui expliquer sa démarche et sa motivation, et définir quels services elle peut offrir. De son côté, le directeur lui expose les consignes à respecter, le règlement en vigueur, quelques règles de bases pour définir les limites de son action. Le bénévole ne doit pas essayer de se substituer au personnel, ni d’imposer son point de vue. Il agit dans un cadre déjà défini. Après cette mise au point, le bénévole commence son action qui peut prendre des formes diverses.

Les tâches du bénévole

Les tâches à accomplir sont nombreuses et dépendent de la taille, de l’organisation et des besoins spécifiques de chaque établissement. Le refuge peut avoir besoin d’une aide administrative. Le directeur manque souvent de temps pour remplir les documents officiels, classer les dossiers, rédiger les courriers. L’accueil du public, téléphonique ou sur place, est aussi une activité capitale qui permet d’informer les gens sur le sort des animaux abandonnés, de répondre à leurs questions. Un travail plus physique reste primordial: l’entretien des abords du refuge qui doit être accueillant, le nettoyage des boxes et des enclos, le lavage des gamelles, le remplissage des seaux d’eau, la préparation et la distribution de la nourriture.

Un autre aspect, plus attrayant, motive souvent l’engagement bénévole: le contact direct avec les animaux. Il consiste à passer du temps avec les chiens ou les chats, à leur parler, les caresser et les brosser, à leur apporter de la tendresse, les réconforter, à balader les chiens qui ont un grand besoin de se défouler. Cette activité est la plus gratifiante pour le bénévole qui perçoit et constate immédiatement les bienfaits de sa présence. Mais toutes ces tâches sont complémentaires et ne tendent que vers un seul but: le bien-être des animaux.

Une décision responsable

Le bénévole doit bien réfléchir avant de s’engager dans cette voie. Car il devra s’intégrer au sein d’une équipe et collaborer avec d’autres bénévoles qui, comme lui, aspireraient plutôt à être seuls avec les animaux. Les chiens sont trois ou quatre par box, et il est impossible de les sortir seul. Une coordination efficace des horaires et de l’organisation de la journée et des balades est indispensable. La démarche individuelle aboutit donc à une action collective et encadrée.

Par ailleurs, les animaux s’habituent très vite aux bénévoles qui s’occupent d‘eux. Ils les reconnaissent dès leur entrée dans le refuge, les attendent, attirent leur attention en aboyant, en tendant la patte, en tournant sur eux-mêmes, en s’agitant. Ils leur montrent une affection débordante, s’attachent à eux comme à un nouveau maître et leur vouent un amour sincère. Il serait inconséquent de s’engager envers eux pour ensuite les décevoir en renonçant brutalement.

Cet engagement doit être durable, régulier et sérieux. Il ne devrait pas être un coup de tête ou une impulsion, mais une décision réfléchie et responsable répondant à un désir profond. Car il a des conséquences directes et profondes sur la vie de ces animaux, et s’adresse à des êtres vivants, animés de sentiments.

Source :

30millionsdamis.fr

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