Comment sauver les lévriers espagnols ?

Les associations de défense des lévriers espagnols mènent sans relâche des actions pour tenter de les sauver. Comment les aider ?

Vous pouvez soutenir ces associations dans leur lutte pour la sauvegarde des galgos de plusieurs façons.

Aider les associations de défense des galgos

Ces associations agissent principalement en France, en Espagne, en Belgique ou en Suisse ( Lévriers en détresse , L'Europe des Lévriers , SOS Lévriers , et bien d'autres). Leur rôle est de faire adopter des galgos, de diffuser des informations, et de mettre fin au sort terrible que subissent ces chiens. Elles ont besoin de moyens. Vous pouvez y adhérer (entre 20 et 30 euros), faire un don, effectuer un achat solidaire dans les boutiques de ces sites, parrainer un animal en versant des mensualités attribuées à un lévrier en attente d'adoption.

Ces associations collectent aussi des accessoires et du matériel destinés aux refuges espagnols qui manquent de tout: paniers, laisses, colliers, couvertures... Une aide précieuse consiste à devenir famille d'accueil, c'est-à-dire recueillir un lévrier, le nourrir, le soigner, le réconforter et commencer son adaptation à sa nouvelle vie en attendant son adoption définitive.

Militer en faveur des galgos

L'action militante demande beaucoup d'efforts et de patience. Il est nécessaire d'informer le public pour faire avancer la cause des galgos, en distribuant des tracts, en collant des affichettes, en déposant des dépliants chez les commerçants, en participant aux manifestations organisées. Le but est d'obtenir la reconnaissance du statut d'animal de compagnie pour le galgo (et non plus celui d'outil de travail) et surtout l'interdiction de la chasse avec les lévriers en Espagne.

De nombreuses pétitions réclamant la fin de cette pratique sont disponibles sur les sites de toutes ces associations et sur ceux de grandes associations ( SPA , Trente millions d'amis ). Ces pétitions sont adressées principalement au gouvernement espagnol, qui reste sourd à ces protestations. Les menaces de boycott des produits espagnols à l'étranger ne le font pas plus réagir. Ce gouvernement sait bien que la portée de ces actions est pour l'instant limitée. La cause des galgos n'est pas aussi connue et médiatique que d'autres, comme l'anti-corrida. Le gouvernement espagnol préfère ménager ses propres électeurs, dont les chasseurs.

Devant cette inflexibilité, les associations tentent d'agir au niveau européen . Des pétitions sont adressées aux députés européens et aux dirigeants de différents pays. L'association Galgos-Ethique-Europe a lancé une pétition auprès du Parlement européen pour demander une commission d'enquête sur le sort des animaux en Europe. Des dizaines d'associations l'ont signée et espèrent une décision ferme de l'Europe. En attendant, les galgos continuent de souffrir. L'action la plus concrète et rapide reste l'adoption.

Adopter un galgo rescapé

Cette décision doit être mûrement réfléchie. Ces animaux ont vécu dans des conditions terribles, ont subi des sévices et des privations, ils ne connaissent que la violence et la chasse et n'ont jamais vu l'intérieur d'une maison. C'est un engagement pour plusieurs années.

Une fois la décision prise, vous choisissez l'association, sérieuse et reconnue, qui vous convient, et vous remplissez un formulaire de demande d'adoption (par exemple, celui de Galgosfrance ). Toutes les modalités y sont expliquées, notamment la participation de 230 à 300 euros. Cette somme, qui peut sembler élevée, représente une partie des frais vétérinaires puisque le chien est tatoué, vacciné, stérilisé et a souvent nécessité de nombreux soins. Chaque site propose plusieurs chiens à l'adoption avec sa photo, son âge, son histoire. Vous "choisissez" le lévrier qui vous touche le plus, souvent un coup de coeur devant un regard implorant. Les associations ne vont chercher les chiens dans les refuges espagnols qu'après leur avoir trouvé une famille d'accueil ou d'adoption, ou en cas d'extrême urgence.

Vous devrez être patient lors de l'adaptation de votre lévrier: il ne sait rien de ce qu'un chien "normal" est censé faire ! Il ne connaît pas la propreté, l'heure de la promenade, les enfants, la vie de famille. Il risque de pleurer si vous le laissez seul, au début, ou de commettre quelques dégâts. Mais, en général, ces désagréments disparaissent.

Les interrogations les plus fréquentes concernent la cohabitation avec les enfants et les chats, mais elle se passe plutôt bien. Aucun incident n'a été signalé avec les enfants. Avec les chats, il faut tester les réactions du chien et être prudent au début, mais, dans la grande majorité des cas, la cohabitation est pacifique. En cas de problème, l'association qui vous a confié le chien reste très présente et à l'écoute.

Quel que soit le mode d'action choisi, vous pouvez aider les galgos en vous mobilisant pour eux. Consultez avec attention les sites concernés, vous comprendrez par vous-mêmes.

Sources:

Association pour la défense des lévriers espagnols , Lévriers en détresse , L'Europe des Lévriers , SOS Lévriers , Bulletin des lévriers , Galgo save Belgium , Galgos.fr , Galgos France , Galgos libres , Galgos-Ethique-Europe .

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