Lionel Nallet, le colosse au cœur ovalie

Portrait de Lionel Nallet, joueur de rugby français du Racing Métro 92. International tricolore, il a su garder les pieds sur terre...

Moins connu que Sébastien Chabal ou Frédéric Michalak, moins populaire que Morgan Parra ou Vincent Clerc, Lionel Nallet n’en reste pas moins un atout de l’équipe de France de rugby. En club, ce colosse d'1m98 pour 115 kg, âgé de 34 ans, joue actuellement au Racing Métro 92. Et pourtant, il ne s’attendait pas, étant petit, à un avenir aussi brillant dans le monde du ballon ovale.

Un destin inattendu

Né à Bourg-en-Bresse (Ain) en 1976, Lionel, le petit dernier d’une famille de trois enfants, débute à l’âge de six ans à l’école de rugby de l’US Bourg Pays de l’Ain. Mais loin de lui l’idée de faire carrière… Alors que certains clament haut et fort à qui veut l’entendre qu’ils seront sportifs professionnels, Lionel veut avant tout s’amuser avec ses copains. Il passe d’ailleurs un BEP Mécanique générale et un Bac pro en alternance.

C’est sur le tard que Lionel se fait véritablement remarquer. Alors qu’il joue avec l’équipe première du club bressan, Michel Couturas, entraîneur de Bourgoin-Jallieu, vient le superviser. Ce dernier se montre immédiatement intéressé et souhaite le recruter mais Lionel doute encore. C’est alors son coach de l’époque, Aimé Bury, qui le convainc d’aller jouer en Isère. Nous sommes en 1998. Lionel a 21 ans. Il y restera finalement cinq saisons. Puis, Lionel rejoint le Castres Olympique en 2003. En 2009, il part pour le Racing Métro 92, avec son pote Sébastien Chabal.

Capitaine!

Tout est allé très vite, par la suite, pour ce deuxième ligne de caractère. En mai 2000, il honore sa première sélection en équipe de France face à la Roumanie. Mais ce n’est véritablement qu’en 2005 qu’il gagne sa place au sein du XV tricolore. En 2008, la démission de Bernard Laporte et la nomination de Lièvremont marquent un tournant décisif dans la carrière du joueur. Le nouveau trio d’entraîneurs lui demande alors d’être le capitaine de l’équipe de France, suite à la retraite internationale de plusieurs joueurs cadres. Passé l’effet de surprise, Lionel est flatté de cette confiance. Pas question pour autant de prendre la grosse tête. Il sait d’où il vient et beaucoup d’amis sont d’ailleurs là pour le lui rappeler…

Une retraite amorcée

Aussi, Lionel précise son objectif majeur: faire la prochaine Coupe du monde, en 2011. Ensuite, il envisage de raccrocher. L’heureux papa d’une petite fille de 9 ans, Emma, et d’un garçon de 4 ans, Bastien, projette de revenir à Bourg-en-Bresse, là où sont restés famille, belle-famille et amis d’enfance. Et de mettre, un temps, sa passion du rugby entre parenthèse : pour préparer sa «retraite», Lionel a créé une société de mécanique générale avec son beau-frère.

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