Une maison autonome

Vous souhaitez vivre en harmonie avec la nature et approcher l'idéal écologique à travers votre habitation ? Quelques conseils pour une maison autonome.

Une maison écologique

Une maison autonome est une maison qui produit elle-même la totalité de l’énergie dont elle a besoin, et qui gère l’eau qu’elle utilise. De plus en plus de propriétaires soucieux de leur bien être et écologiquement responsables se laissent tenter par ces maisons indépendantes.

La plupart de ces habitations ont des fondations et des murs réalisés à base de chaux et de matériel d’origine végétale: cela peut être du chanvre, de la paille, du papier, de la fougère… Le mélange chaux et végétal donne un matériau aussi dur que du béton. Le toit peut être en bois, isolé par de la bauge (mélange de terre et de paille) ou être construit de façon à former une «prairie»: lit de sable, de charbon de bois et d’argile. Le sol peut être, quant à lui, composé d’un radié de pierre sèche sur lit de sable.

Une maison énergiquement indépendante

Il est tout à fait possible de nos jours d’être indépendant du réseau d’EDF et des centrales nucléaires. L’idéal est de choisir une éolienne de grande envergure aidée d’un petit générateur. Comme tout écolo qui se respecte, il faudra bien entendu passer des 12 KWh/jour que consomme en moyenne un foyer à 5KWh/jour environ. Cette baisse est possible grâce à certains aménagements de type poêle à bois pour le chauffage, aidé par une serre et un chauffe-eau solaire. La maison serait évidemment construite plein Sud pour profiter du maximum d’ensoleillement. Le chauffe-eau solaire emprisonne de l’air qui est porté à plus de 90°C. Enfin, des panneaux solaires peuvent compléter ce système.

Une maison qui gère l’eau

Avoir une source sur le terrain est la solution idéale. Grâce à la fabrication d’un puits et d’une éolienne de pompage, les besoins de la maison en eau potable sont assurés. Les eaux pluviales peuvent être récupérées et stockées dans des citernes en béton pour l’usage domestique, car en France, la consommation de l’eau de pluie, même filtrée à l’aide d’un filtre céramique, est interdite. Stockées dans des réservoirs en béton, l’eau est ainsi alcanisée. Ces réservoirs sont à enterrer sous 70 cm minimum de terre afin d’éviter le gel l’hiver et la prolifération des microbes due à la chaleur l’été.

Une station d’épuration biologique est également nécessaire pour évacuer les eaux sales. Certains utilisent des cuves béton agrémentées de pouzzolane (pierre volcanique issue du Massif central), d’autres utilisent le système dit de lagunage. Il s’agit ici d’un procédé d’épuration naturelle qui utilise la végétation aquatique comme épurateur pour les eaux polluées à l’aide d’une succession de bassin.

Des toilettes sèches peuvent compléter l’ensemble de la gestion des déchets organiques et faire économiser 40% de notre production d’eau potable!

De quoi vivre en quasi autarcie…

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