Souhail Chichah, porte-parole du débat anti-démocratique

Bras de fer entre Souhail Chichah et Caroline Fourest: la liberté d'expression condamnée?

Le 08 février dernier se tenait une conférence dans les bâtiments de l’ULB (Université Libre de Bruxelles) avec comme invitée d’honneur, la journaliste et essayiste française Caroline Fourest, auteure du livre « Marine Le Pen », publié aux éditions Grasset. Malheureusement, le débat a pris une tournure assez houleuse suite à la présence d’extrémistes pro-burqas, dont fait malheureusement partie Souhail Chichah, universitaire belge d’origine marocaine et chercheur en sciences économiques.

Une fois de plus l’Université bruxelloise fait parler d’elle. En quelles circonstances ?

Venue tout droit de l’hexagone, la politologue française Caroline Fourest devait débattre de l'extrême droite sur un sujet s’intitulant « l’extrême-droite est-elle devenue fréquentable ? »,et a en été empêchée par un groupe de musulmans menés par Chichah, illustre membre du personnel de l'université. Indignée, elle a déclaré : « Le racisme anti-musulman augmente grâce à des gens comme eux. ». Après sa mise en pression, visiblement offusquée et dégoûtée de la Belgique du point de vue de sa liberté d’expression, elle a poursuivi : « chaque fois que je viens en Belgique, c’est la même chose, on ne me laisse pas m’exprimer ! Ces gens ont pris le pouvoir dans l'Université. Je n'y viendrai plus » . Quant à Chichah, après avoir fait plusieurs interruptions portant atteinte à la liberté de parole de chacun, la commission de l’Université Libre de Bruxelles a décidé de lui coller aux fesses une instruction disciplinaire.

Chronique d’un débat torpillé annoncée

Chichah et sa clique avaient déjà l’intention de saborder le navire avant son arrivée à bon port. Via certains médias, comme Facebook, outil de communication de masse, il avait annoncé la couleur : il s’agissait de trouver cent personnes prêtes à revêtir une burqa pour participer à une « Burqa Pride », dans l’enceinte où devait se tenir le débat. Par messages privés, il précisait davantage son projet, un plan machiavélique d’une minorité en colère, en le complétant d’un entartage frugal, celui de la « lapidation de Caroline Fourest », selon ses propres termes. Choses promises, choses dues : c’est habillés de burqas et de keffiehs, symboles de soumission et d’obéissance religieuse par excellence, que les acolytes de Souhail Chichah ont répondu à l’appel de leur maître, en scandant à tout va ‘burqa bla bla’», malheureusement sans le moindre impact démocratique. Ce qui au départ devait être un débat de qualité s’est avéré être une vraie polémique. Heureusement pour les autres personnes venues assister à la conférence, le chef des agitateurs a finalement été interrompu par le modérateur, Guy Haarscher et le recteur de l'université, Didier Viviers.

Lorsque le ver est dans le fruit, il faut l’enlever

Pour son comportement, le rectorat de l’ULB plaide le renvoi de Souhail Chichah, mais veut également comptabiliser des sanctions contre ses partisans, eux aussi présents lors de la conférence. « Nous attendons des autorités de notre université un communiqué clair, fort, sans ambiguïté affirmant la défense de nos valeurs et signifiant à ceux et celles qui ne les partagent pas, qu'ils et elles n'ont pas, ou plus, leur place à l'Université Libre de Bruxelles. », a déclaré le corps professoral universitaire dans un communiqué fait au journal belge Le Soir. Selon l’agence Belga, une pétition serait actuellement en circulation sur le web (lapetition.be) pour demander le renvoi du chercheur Chichah de l'Université Libre de Bruxelles. La pétition comptait, vendredi vers 13h00, plus de 850 signataires. Pour faire face à cette polémique, Souhail Chichah compte changer de nom afin de « mettre sa famille à l’abri de l’hystérie raciste » .

Sur le même sujet