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LÉON-MARTIN MBEMBO

Publié dans : Les articles Histoire de Léon-Martin MBEMBO

Etre chévalier au Moyen-Âge

Etre chévalier au Moyen-Âge, c'est appartenir à la classe sociale bourgeoise. Pourtant pour accéder à ce métier, il faut être dévoué pour la société.

À partir du ixe siècle en Europe, la cavalerie joue un rôle essentiel dans les batailles. Les combattants à cheval sont appelés chevaliers. Ils doivent être suffisamment riches pour pouvoir acheter et entretenir un cheval, une épée, une armure et un écuyer. Les chevaliers sont donc le plus souvent des seigneurs ou leurs vassaux possédant une terre.

Procédure pour devenir chevalier

Souvent lui-même fils d’un seigneur, le futur chevalier reçoit une éducation militaire dès son plus jeune âge. À 12 ans, il s’installe dans la maison d’un seigneur dont il devient l’écuyer : il l’accompagne à la guerre, soigne son cheval et entretient ses armes.

Vers l’âge de 18 ans, il devient à son tour chevalier, au terme de la cérémonie de l’adoubement. L’adoubement est très rituel : il commence par un bain purificateur et une nuit de prière ; le lendemain, le futur chevalier participe à une messe et fait le serment de fidélité aux valeurs de l’Église ; ensuite, l’évêque lui remet une épée et des armes. La cérémonie se termine par la paumée du seigneur - appelée encore la colée, c’est un vigoureux coup donné par le « parrain » du chevalier - et par l’imposition des mains du seigneur sur le chevalier.

Le costume du chevalier

C’est à la possession du lourd armement qui lui est donné lors de l’adoubement que l’on reconnaît le chevalier : une épée, un heaume c’est-à-dire un casque de métal, un haubert ou une tunique à mailles de métal portée sous une armure de métal, une lance, des éperons et l’écu. Sur son armement, le chevalier porte ses propres armoiries ainsi que celles de son seigneur. Son cheval, également protégé, s’appelle un destrier.

L’entraînement du chevalier

La guerre étant la principale activité du chevalier, toute occasion de prouver sa force et son habileté est valorisée. En temps de paix ou en hiver, le chevalier s’entraîne donc au combat :

  • Il pratique la chasse à courre ou au faucon ;
  • Il joue aux échecs qui est un jeu de stratégie ;
  • Mais surtout, il participe aux tournois, qui sont de véritables combats où l’on peut être blessé ou mourir.
Le chevalier participe bien sûr aux guerres qui sont surtout des guerres privées, c’est-à-dire des guerres opposant deux seigneurs, soutenus chacun par leur famille et leurs chevaliers.

L’esprit chevaleresque

La chevalerie a son code d’honneur, fondé sur la loyauté, le courage et, bien souvent, la dévotion à une dame. On parle d’amour courtois. Courageux lorsqu’il combat et fidèle envers son seigneur ou son roi, ou sa dame, telle est l’image du preux chevalier.

Cependant, le chevalier reste avant tout un guerrier et l’Église, comme le peuple, fait souvent les frais des guerres privées. C’est pourquoi elle tente de rendre morales la vie et l’action des chevaliers qui reçoivent bientôt pour mission de protéger ceux qui prient et ceux qui travaillent. Les chevaliers se transforment ainsi en soldats de Dieu.

L’ordre de chevalerie

Avec les croisades et l’établissement des Européens en Terre sainte, des ordres de chevalerie sont créés afin de protéger les pèlerins chrétiens et défendre le royaume latin d’Orient : ce sont les Hospitaliers, les Templiers et les Teutoniques. D’autres ordres de chevalerie sont créés plus tard, comme l’ordre de la Toison d’Or.

Sources :

http://suite101.fr/article/que-signifie-etre-chevalier-au-moyen-age--a10368#axzz2Fsnmz8mC

http://etab.ac-montpellier.fr/~w0660652a/chevalierma.pdf

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chevalerie

À propos de l'auteur

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LÉON-MARTIN MBEMBO

Professeur de sémiologie, communication et marketing, il s'intéresse également au marché et à la sécurité informatique.
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