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LÉON-MARTIN MBEMBO

Publié dans : Les articles Histoire de Léon-Martin MBEMBO

Qui étaient les poilus pendant la Première Guerre mondiale ?

Pendant la Première Guerre mondiale, les poilus sont les soldats français réputés pour leur saleté. Ils ont payé un lourd trubut à l'issue de la guerre.

Les fantassins français de la Première Guerre mondiale (1914-1918) sont appelés les « poilus » car, lorsqu’ils étaient au front, dans les tranchées, il n’y avait aucune hygiène possible. Ils ne pouvaient ni se laver ni se raser, et étaient donc barbus et infestés de poux et de puces.

Mais comment étaient-ils en réalité?

L’accoutrement d’un poilu

En septembre 1914, lorsque la mobilisation est déclarée, les soldats se rendent à la guerre dans leur uniforme bleu (pour la veste longue, dite « capote ») et rouge (pour le pantalon). Ils n’ont pas de casque, mais une simple casquette rouge et bleu. Ils portent sur eux 30 kg de matériel, ainsi qu’une gamelle, une musette (sac de toile) et un bidon pour la nourriture et le vin.

Cette tenue colorée, qui fait d’eux des cibles idéales, n’est pas adaptée à la guerre qui se prépare, une guerre moderne. Au départ, les soldats sont convaincus que leur victoire sera rapide, mais ils comprennent vite que cette guerre est une « boucherie », et qu’ils partent à l’abattoir, d’où l’expression « chair à canon » qui signifie qu’ils ne sont que de la « viande » destinée à être sacrifiée.

Après les premières blessures par éclats d’obus, on équipe les poilus d’une calotte d’acier qu’ils portent sous leur casquette.

La vie dans les tranchées

Pendant la guerre le poilu vit dans les tranchées. Si la bataille a lieu pendant l'hiver il doit y supporter la boue, si elle tombe pendant l'été il doit vivre dans la poussière au milieu des cadavres abandonnés. Il se bat contre les rats, les poux, les puces et les maladies (pneumonie, typhus, tuberculose, grippe). Il lui est interdit de faire du feu pour ne pas être repéré. Il ne peut donc pas faire sécher ses vêtements lorsqu’ils sont trempés par la pluie.

La ration alimentaire quotidienne du poilu est de 750 g de pain, 500 g de viande, 100 g de légumes secs ou de riz, 30 g de lard, ainsi que du sucre et de l’eau de vie à volonté ou presque. Les repas sont préparés par des cuisines roulantes situées à l’arrière des lignes, et sont souvent livrés froids. Pendant les combats, ils ne sont pas livrés du tout.

Lorsqu’ils sont au repos à l’arrière des lignes, les poilus en profitent pour acheter dans les épiceries de campagne du chocolat, des gâteaux ou encore des liqueurs.

Comment le poilu combat-il ?

Durant la première année de guerre, le poilu attaque à la baïonnette et meurt sans avoir vu l’ennemi, fauché par un obus ou une rafale de mitrailleuse.

Il creuse des tranchées qu’il doit parfois quitter très rapidement, si la ligne de front se déplace dans un sens ou dans l’autre.

Plus tard, après 1915, le poilu ne quitte que très rarement sa tranchée. S’il la quitte, c’est le plus souvent pour mourir dans une « attaque suicide », lorsqu’un gradé décide d’envoyer les fantassins armés de baïonnettes affronter des tirs d’artillerie.

Au fil du temps, l’armée française se modernise. Le poilu de 1918 a appris à se protéger des gaz, à lutter contre les grenades ou les obus et à utiliser de nouvelles techniques : radio, chars, aviation, etc.

La grève de la guerre

Après les attaques meurtrières et les hécatombes du printemps 1917, les poilus ne veulent plus retourner au combat. Des mutineries éclatent en avril, mai et juin, et des centaines de milliers de poilus font la « grève de la guerre ».

Ils réclament l’arrêt des attaques inutiles et perdues d’avance, un roulement entre troupes présentes au front et celles qui se tiennent à l’arrière, ainsi que des permissions régulières - la possibilité pour les soldats de retourner quelques jours dans leur famille.

Que sont devenus les poilus après la première guerre mondiale ?

Sur 8 millions de soldats français mobilisés, 1,4 million sont morts, 4 soldats sur 10 ont été blessés au moins une fois, et 2,3 millions d’hommes sont restés mutilés ou invalides : toutes les familles françaises ont été touchées par la Première Guerre mondiale.

Parmi ces invalides, beaucoup ont été rendus aveugles par les gaz de combat. D’autres sont des « gueules cassées », des blessés de la face, défigurés par les éclats d’obus.

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Poilu

http://www.franceinfo.fr/societe/ils-ont-fait-la-france/les-poilus-630023-2012-06-02

À propos de l'auteur

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LÉON-MARTIN MBEMBO

Professeur de sémiologie, communication et marketing, il s'intéresse également au marché et à la sécurité informatique.
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