Etre diabétique et consommer du sucre

Contrairement à une idée reçue, il n'y a pas de lien de cause à effet entre une consommation excessive de glucides, particulièrement de sucre et le diabète.
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Ceci dit, une consommation importante de saccharose peut révéler l’existence d’une prédisposition génétique au diabète, qui se traduit par l’apparition des signes de la maladie : baisse de la vision, hémorragies au niveau de la rétine, cataracte… Cette reconsidération de l’origine de la maladie a amené les médecins et les diététiciens à libéraliser le régime alimentaire des diabétiques. Mais hormis l’alimentation, les précautions pour vivre sainement avec son diabète demeurent inchangées.

Deux diabètes

Il existe deux sortes de diabète : le diabète insulinodépendant (type 1) et le diabète non-insulinodépendant (type 2). Tous deux se caractérisent par un taux trop élevé de glucose dans le sang, mais ils ne se déclarent pas pour les mêmes raisons. Ils se traitent différemment. Le diabète de type 1 est une maladie chronique qui se déclare généralement avant l’âge adulte. Elle résulte de la destruction sélective des cellules du pancréas qui sécrètent l’insuline, hormone de régulation du taux de glucose dans le sang. Cette maladie est souvent héréditaire. Le traitement a pour objectif de maintenir en permanence la glycémie dans une fourchette physiologique. Les moyens utilisés sont les injections quotidiennes d’insuline.

Surcharge pondérale

Dans le cas du diabète de type 2, l’insuline est produite en excès, mais elle ne parvient plus à faire baisser la glycémie. On parle alors de résistance à l’insuline. Très souvent, ce diabète est lié à un excès de masse grasse, situé essentiellement au niveau de l’abdomen. Les traitements varient selon les personnes, mais ils impliquent tous une réduction de la surcharge pondérale. Une perte de 5 à 10 kilos permet d’améliorer la résistance à l’insuline.

Changement de régime

Le diabétique non-insulinodépendant (type 2) doit avant tout surveiller son poids. Pour y parvenir, il doit réduire son apport calorique total et augmenter son activité physique. Jusqu’à très récemment, les régimes des diabétiques étaient très contraignants et très stricts : ils limitaient fortement les pains et les féculents et n’autorisaient aucun sucre ou produit sucré. Aujourd’hui aucun aliment n’est formellement interdit aux diabétiques et la part des glucides dans leur alimentation peut représenter jusqu’à environ 40 % ou 50 % de l’apport énergétique total. Les diabétiques peuvent s’autoriser à manger un produit sucré en fin de repas, à condition de ne pas dépasser leur « crédit » en glucides. Par contre, ils doivent éviter de consommer des aliments et boissons sucrées entre les repas.

La meilleure compréhension de la digestion et de l’absorption des glucides a ainsi permis d’améliorer les conseils diététiques fournis aux diabétiques et à libéraliser leur régime.

Source:

Tala tala , magazine gratuit de divertissement et d’information, n°5, décembre 2009-janvier 2010.

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