Le jeu des échecs : Origine et description

Sans nul doute le jeu le plus populaire au monde. Revenons sur l'origine et la description de ce divertissement intellectuel qui a traversé les âges.
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Stratégie, réflexion, concentration, ruse et beaucoup d'autres mots peuvent qualifier les échecs.

Véritable divertissement intellectuel, le jeu des échecs est connu depuis de nombreux siècles et a conquis tous les pays. Un but simple : mettre en "échec et mat" le roi, pièce majeure du jeu.

Ses origines

Les échecs sont nés au nord de l'Inde en 327 avant Jésus Christ, suite à la bataille d'Alexandre le grand contre le roi Poros qu'ils représentent alors. Appelés "chatarunga" en sanskrit (posséder quatre membres), ils font référence aux quatre divisions de l'armée indienne :

  • Les chars (les tours)
  • Les cavaliers
  • Les éléphants (les fous)
  • Les fantassins (les pions)

Une expansion au fil des siècles

Grâce aux invasions et aux échanges commerciaux le jeu se diffuse à vive allure dans le monde entier.

Tout d'abord chez les Arabes, qui découvrent les échecs en envahissant la Perse au VIIIe siècle. Puis aux alentours du XIIe siècle pour l'Occident. La France connait alors ce divertissement grâce au commerce fluctuant avec le monde Islamique. C'est par la voie septentrionale depuis la Scandinavie en pleine négoce avec les Turcs sur les bords de la Mer Noire que l'Angleterre apprend à son tour l'existence de ce jeu.

Des modifications multiples

Les échecs pratiqués de nos jours ne sont pas ceux joués à l'origine. En effet durant les siècles passés le jeu s'est enrichi et a connu diverses modifications.

De 327 avant Jésus Christ jusqu'au VIe siècle de notre ère, le jeu comporte quatre armées opposées. S'y rajoute un monarque : le "shah" pour donner un but à la partie jouée. Puis au VIe siècle les Perses décident d'en supprimer deux et se concentrent sur celles restantes en joignant un conseiller au roi, qui deviendra par la suite la reine dans les pays Occidentaux. Chaque armée possède seize pions.

Les règles évoluent régulièrement jusqu'au XVe siècle. Le fou avant cette période ne se déplace que de deux cases mais peut sauter par-dessus une autre pièce. Suite à une modification il n'est plus limité dans ses mouvements mais perd l'avantage du saut. Tout comme la reine. A l'époque elle ne se déplace que d'une case dans n'importe quelle direction puis gagne en liberté.

Le cavalier est la seule pièce a n'avoir subi aucune transformation depuis son origine.

La tactique du "roc" (échange de la tour et du roi sur l'échiquier), grand ou petit, est introduite au XVIe siècle.

Les échecs sont un véritable entrainement militaire alliant stratégie et ruse. Les plus grands monarques ont pris plaisir à y jouer et, ils restent à ce jour un jeu indémodable.

Source

Fabian Müllers, Les jeux au Moyen Age , Paris, édition La Muse, 2001

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