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LIONEL ROQUEFORT

Publié dans : Les articles Auto-Moto de Lionel Roquefort

Les miroirs de voirie sont-ils toujours légalement implantés ?

Faire installer un miroir à une intersection afin de permettre une meilleure visibilité est-il toujours légal ? Ce qui est autorisé et ce qui ne l'est pas

Vous habitez à la campagne en dehors de toute agglomération et chaque sortie de votre propriété à bord de votre véhicule personnel est un véritable calvaire vous obligeant à vous faire aider ou à prendre des risques du fait d’un manque de visibilité ou de la vitesse trop élevée des autres véhicules à l’approche de votre entrée…

Et puis un jour, lors de vos déplacements, vous découvrez qu’il existe des dispositifs fixes renvoyant l’image de la partie de la chaussée peu ou pas visible.

Ces glaces ou panneaux à surface réfléchissante concave sont généralement positionnés en hauteur juste en fasse de la sortie de véhicule ou de l’intersection rendue dangereuse par le manque de visibilité.

Vous en déduisez rapidement que les particuliers et les communes mettent ces dispositifs en place afin de palier, en toute bonne foi et tout état de cause, un risque majeur d’accident.

Cependant, cela est-il pour autant toujours légal ?

Ce qui est permis et toléré

Pour y voir plus clair, il convient de se pencher sur l’article nº 14 de l’instruction ministérielle sur la signalisation routière de l’arrêté du 7 juin 1977.

Cet article précise les modalités de l’emploi des miroirs sur le réseau routier national.

En ce qui concerne les axes de communication en agglomération, l’implantation de tels équipements doit rester à la charge et à l’initiative du pouvoir local dans les cas exclusifs où aucun autre aménagement à mettre en place n’est envisageable.

Ce qui est interdit

En revanche, sur les voies situées en dehors des agglomérations, l’installation de ces miroirs est strictement prohibée.

En effet, et vous vous en rendrez certainement compte par vous-même à l’usage, ces miroirs ne donnent qu’une vision approximative et souvent trompeuse de la nature du danger en approche de la zone couverte par le dispositif.

Il est plus précisément question du risque de mauvaise appréciation des distances et de la vitesse des véhicules aperçus dans le miroir d’autant plus que ces dispositifs sont rarement parfaitement entretenus une fois posés.

De plus, la nuit, les phares des voitures venant sur le côté peuvent être confondus avec ceux des véhicules venant en face.

Cette perspective est plus modérée en zone fortement urbanisée du fait de la présence de l’éclairage public et de la vitesse plus constante et réduite des véhicules.

Par conséquent, dans le cas où vous estimeriez nécessaire de trouver un moyen de rendre plus sure la sortie de votre propriété, il est préférable d’insister auprès des autorités locales afin que soient entrepris des aménagements de voirie plutôt que de se retrouver responsable d’un accident occasionné par l’implantation d’un miroir face à son entrée.

Sources :

- Réponse du Ministère de l’intérieur JO Sénat du 21/7/2011, page 1932

- Article 14 de l’instruction ministérielle sur la signalisation routière de l’arrêté du 7 juin 1977 modifié

À propos de l'auteur

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LIONEL ROQUEFORT

Fonctionnaire territorial spécialisé dans le domaine de la police de l'environnement, je prends plaisir à m'essayer à l'écriture.
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