Le diabète, maladie silencieuse

Le diabète fait partie des maladies chroniques difficiles à vivre pour ceux qui en sont atteints. Elle peut être évitée et traitée.

La Journée internationale du diabète , le 14 novembre, est l'occasion de s'intéresser à cette maladie chronique silencieuse qui impacte la qualité de vie des personnes qui en sont atteintes. Comme toute les maladies chroniques, le diabète est une maladie au long cours, évolutive, souvent associée à une invalidité et à la menace de complications graves.

Une maladie, mais des diabètes

Il existe plusieurs diabètes. Le diabète de type 1 ou diabète insulinodépendant résulte d'une incapacité du pancréas à sécréter l'insuline, hormone indispensable à l'alimentation de nos cellules en glucose. Il représente 5 à 10% des cas de diabète observés dans le monde et apparaît fréquemment chez des sujets jeunes.

Le diabète de type 2 ou diabète non insulinodépendant consiste en un trouble du métabolisme du glucose caractérisé par l'hyperglycémie, c'est-à-dire, l'élévation du taux de glucose dans le sang. Il touche généralement des sujets de plus de 40 ans, mais n'est souvent dépisté que bien plus tard, vers 65 ans.

Le diabète peut aussi être gestationnel, c'est-à-dire apparaître au cours de la grossesse. Il témoigne d'une intolérance au glucose de la future maman et peut constituer un facteur de risque de développement ultérieur d'un diabète de type 2.

Une maladie de plus en plus fréquente

Entre 2000 et 2005, la prévalence du diabète a augmenté de 5,7%. Le nombre de cas de diabète est le plus important entre 75 et 79 ans, atteignant 18% des hommes et 13% des femmes en 2007.

En 2005, 32 000 décès, soit 6% des décès survenus en France, étaient liés au diabète et à ses complications, notamment cardio-vasculaires.

Une maladie impactant la qualité de vie de ses porteurs

Des difficultés à suivre la scolarité pour un enfant à la limitation de la pratique du sport, le diabète confronte le malade à la capacité à reconnaître pour lui-même qu'il vit avec une maladie et la capacité de son environnement à accepter sa maladie chronique.

Il l'oblige aussi à modifier ses habitudes pour prévenir les complications : régime alimentaire , surveillance de la glycémie, suivi régulier des traitements, obligent le patient diabétique à intégrer sa maladie à sa vie quotidienne.

Une prise en charge pluridisciplinaire

Le diabète de type 2 peut en effet être traité par une prise en charge diététique et une activité physique adaptée, par comprimés et/ou injections d’insuline.

Si les traitements antidiabétiques se sont intensifiés entre 2001 et 2007, le contrôle glycémique est encore insuffisant pour 41% des personnes diabétiques de type 2, ce qui les expose au risque de complications: risque vasculaire, amputation du membre inférieur, infarctus du myocarde ou insuffisance rénale.

Par ailleurs, on estime qu'environ 500 000 Français ont un diabète qu'ils ignorent en raison d'un dépistage non systématique en l'absence de symptômes évocateurs de la maladie.

Le diabète reste donc une affection grave que la sécurité sociale reconnaît comme telle en l'incluant dans les affections faisant l'objet d'un remboursement à 100%.

Pour en savoir plus, on consultera utilement le dossier thématique dédié au diabète disponible sur le site Internet de l'Institut de veille sanitaire.

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