user_images/zen.jpg

MANOELA AZARIA RANDRIAMASY

Publié dans : Les articles Religions & Ésotérisme de Manoela Randriamasy

Du lien historique entre la papauté et les Jésuites

La papauté et les Jésuites sont liés par l’histoire et l’arrivée d’un jésuite au titre d’Evêque de Rome surprend puisqu’il est aussi franciscain.

266ème pape de l’Église catholique, Jorge Mario Bergoglio
qui a choisi de s’appeler François,  est
un cardinal argentin, d’origine italienne de par ses grands-parents.

Premier pape sud-américain depuis 13 siècles et premier
jésuite ayant accéder à cette fonction, le pape François fait exception comparé
à ses prédécesseurs, tous issus du continent européen.

Fait cardinal en 2001 par le pape Jean-Paul II et proche de
ce dernier, le pape François est le successeur de Benoît XVI.

Le nom François adopté par le nouveau pape est en mémoire à
Saint François d’Assise, le religieux italien, fondateur de l’ordre mendiant
des Frères mineurs ou les Franciscains.

Le nom choisi par le cardinal Bergolio fait aussi référence
à Saint François Xavier, un jésuite espagnol du XVI è siècle qui a été le
fondateur des missions chrétiennes en Inde, en Indonésie et au Japon.

 

Le pape : son titre, sa fonction et son histoire

 

Également connu sous le titre d’Évêque de Rome, le pape
possède de nombreux titres tels que Pontifex
Maximus
, Sanctitas et Sanctissime
Pater
et le plus connu est sans doute celui d’être le Vicaire du Christ.

Successeur de Saint Pierre, premier des apôtres et compagnon
de Jésus-Christ à qui il avait confié l’Église primitive, le pape est le chef
de l’Église catholique romaine élu par un conclave.

Le conclave représente à la fois un groupement de
personnalités ou de hauts dignitaires catholiques et un lieu : un collège
de cardinaux qui se réunissent pour choisir le pape et le lieu où l’on procède
à son élection.

Chef suprême [spirituel] de l’Église catholique romaine, le
pape est « le pasteur » des Catholiques du monde entier et est chargé
de la curie, c’est-à-dire du gouvernement central de l’Église catholique.

Connu aussi par la célèbre formule Serviteur des Serviteurs de Dieu, l’évêque de Rome se veut être
humble et dévoué, et c’est le pape Grégoire 1er qui est le premier à
avoir adopté ce titre.

 

La compagnie de Jésus ou les Jésuites

 

Ordre fondé en 1534 par Ignace de Loyola, la Compagnie de Jésus est
un ordre de clercs réguliers ayant fait vœux de chasteté, de pauvreté et
d’obéissance.

Dirigé par un « préposé général »  élu à vie, l’organisation de cet ordre est
très structurée.

Les jésuites se consacrent à l’apostolat et à
l’enseignement : la
Compagnie de Jésus est un ordre missionnaire qui s’est
largement étendu même à ses débuts, puisqu’au XVI è siècle, elle s’est déjà répandue
au Japon, en Chine, à l’Amérique latine et au Canada.   

En raison de la jalousie suscitée par leurs succès dans les
missions lointaines, la
Compagnie de Jésus fut critiquée pour ses méthodes
d’accommodation qualifiées de « supercherie » voire même
d’ « hypocrisie » par les capucins et les franciscains.  

Caractérisée par le fait d’avoir eu dans ses rangs des
casuistes à l’image de Mariana ou de Sanchez, des missionnaires zélés tels que
François Xavier, des pédagogues, des savants comme Porée ou Sirmond, des
prédicateurs éloquents à l’image de Bourdaloue, la Compagnie de Jésus est
un ordre caractérisé par l’apostolat, l’intelligentsia, le dévouement, le
service et par-dessus-tout l’humilité.

 

Le lien historique unissant la papauté et les Jésuites

 

Ordre de clercs approuvé par le pape Paul III en 1540, les
Jésuites ont fait leurs premiers vœux à Montmartre en 1534: vœux de
chasteté, de pauvreté et de d’obéissance.

Lorsque les États catholiques demandèrent au préposé général
de l’époque, Ricci, quelques changements dans les constitutions de l’ordre, ce
dernier refusa puisque les statuts de l’ordre étaient selon lui, l’âme de la Compagnie de Jésus selon
sa formule : Sint ut sunt, aut non sint.

Le pape Clément XIII essaya tant bien que mal de défendre
l’ordre des Jésuites dans sa bulle Apostolicum
rédigé en 1765.

Mais après la mort de Clément XIII et sous la pression des
États catholiques, le pape Clément XIV abolit l’ordre des Jésuites en 1773
lorsqu’il publia sa bulle Dominus ac
Redemptor Noster
.

Symbolisant pourtant la prospérité de la papauté depuis des
siècles, la Compagnie
de Jésus fut ainsi dissoute et n’a été rétablie que 113 ans après, par le pape
Léon XIII et depuis lors, l’ordre des Jésuites n’a cessé de grandir tant dans
les pays protestants que dans les pays catholiques.

Ainsi même dans les pays où la réforme est née, donnant
naissance au protestantisme, au luthérianisme, au calvinisme…, à l’image de la Suisse et de l’Allemagne, cela
n’a pas empêcher l’ordre des Jésuites de s’être implanté, enraciné et pris une
grande ampleur au XIX è siècle et ce, dans presque tous les grands pays de
l’époque et même de nos jours : États-Unis, Belgique, France, Angleterre.

 

La vision du pape François de l’Église catholique en tant
que franciscain et jésuite

 

Confrontée à l’ascension et à la propagation des églises évangéliques
dans le monde entier, l’Église catholique a choisi un pape du Nouveau Monde,
missionnaire et entreprenant.

Simple, discret et résolument humble bien qu’intelligent [le
nouveau pape a été professeur de littérature et a étudié la psychologie], le
pape François, 266 è pape de l’Eglise catholique a fait allusion dans sa première
allocution, l’importance de l’apostolat et de la fraternité : il ne faut
pas oublier que ce dernier est à la fois franciscain et jésuite.

En effet, bien que d’obédience franciscaine c’est-à-dire
tourné vers le soutien et l’aide des pauvres et des plus démunis, le pape
François n’en reste pas moins un jésuite dans ses principes et ses convictions.

De ce fait, l’Église catholique avec lui, sera une Église
missionnaire qui partira à la reconquête de ses fidèles et à la conquête de
nouveaux fidèles :

- dans une Europe déchristianisée,

- dans une Amérique Latine

- et dans une Afrique conquises par les églises évangéliques
et en grande partie musulmane,

- dans une Asie dominée par l’hindouisme, le bouddhisme et
autres confessions religieuses.

 

Pape du Nouveau monde, le pape François a néanmoins la tâche
de redorer l’image de l’Église catholique entachée par divers scandales en tout
genre, d’être un pape de tous les croyants du monde chrétien, d’être un
interlocuteur de toutes les religions dans ce troisième millénaire : un
troisième millénaire bouleversé par les technologies et les mœurs.























































































Psychologue, simple, discret, conservateur, humble mais intelligent,
le pape François est l’incarnation d’une « nouvelle » Église
catholique missionnaire mais conservateur… 

À propos de l'auteur

user_images/zen.jpg

MANOELA AZARIA RANDRIAMASY

Ayant effectué des études en administration d'entreprises, je suis passionné par l'écriture et la musique.
  • 129

    Articles
  • 9

    Séries
  • 2

    Abonnés
  • 0

    Abonnements

Poursuivez la discussion!