Les plantes diurétiques

Les plantes diurétiques augmentent la sécrétion urinaire et favorisent l'élimination d'excès de sels et de toxines.
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Les plantes diurétiques augmentent la production et le volume d’urine sécrété par les reins. Elles contribuent à l’élimination de l’eau et favorisent celle de diverses substances de déchet contenues dans l’urine.

Selon le genre de substances de déchet qu’elles éliminent le plus, les plantes diurétiques présentent une ou plusieurs actions médicinales que voici :

- Diurétique sodique : lorsqu’elles facilitent particulièrement l’élimination de sels sodiques comme le chlorure de sodium ou le sel ordinaire (CINa). Ces plantes sont riches en potassium. Ces plantes à action diurétique sodique sont spécialement recommandées en cas d’hypertension artérielle, d’œdème, d’affections cardiaques et cures d’amaigrissement.

Parmi les plantes à action diurétique sodique figurent la carotte, le gui, l’oignon, le pulmonaire, l’artichaut, la fumeterre, l’ananas, le pommier, l’agave, le chiendent, la cardère, la bugrane, la pariétaire, le haricot, la saxifrage, la spergule rouge, le maïs, le bec-de-grue, l’asperge, l’orthosiphon, le frêne, la bardane, la prêle, le polypode calaguala, le tamarinier et la bourrache.

- Diurétique chlorurique : lorsqu’elles augmentent l’élimination de l’eau et de divers chlorures (sodique, potassique, ammoniacal…). Ces plantes qui exercent cette action sont des diurétiques à usage général.

Les plantes à action chloruriques sont le café, le genêt à balai, le cyprès, le fragon, l’aunée, l’aspérule odorante, le caille-lait, le pissenlit, l’ananas, le chiendent, le céleri, la busserole, le bouleau, la bruyère, l’herbe aux perles, la bugrane, la pariétaire, le persil, l’alkékenge, le tamarinier, le merisier, la garance, la verge d’or, le maïs, le bec-de-grue, l’asperge, l’ulmaire, le frêne, le houx, le polypode calaguala, la bourrache, le peuplier noir et le sureau noir.

- Diurétique urique : lorsqu’elles éliminent surtout l’acide urique avec l’urine. La majorité de ces plantes sont utilisées en tant que dépuratifs en cas de goutte ou d’arthrite.

Les plantes à action diurétique urique à connaître sont le fragon, la vergerette du Canada, le gaïac, le pissenlit, l’ortie, le gui, le chardon bénit, l’agave, la canne de Provence, le bouleau, la cardère, le fraisier des bois, le genévrier, le haricot, le groseillier à maquereau, la salsepareille, le maïs, la bardane, la bourrache, le peuplier et le sureau noirs.

- Diurétique uréique : lorsqu’elles facilitent l’élimination de l’urée qui, avec l’acide urique, est un des résidus toxiques du métabolisme des protéines. Les plantes diurétiques s’utilisent lorsqu’il existe un certain degré d’insuffisance rénale (incapacité des reins à éliminer, avec l’urine, les déchets toxiques du métabolisme).

Les plantes qui ont une action diurétique uréique sont la canne de Provence, le buchu, l’alkékenge, la garance, la saxifrage, la salsepareille, la verge d’or, le maïs, la bourrache et le sureau noir.

- Oxalique et diurétique phosphatique : lorsqu’elles favorisent l’élimination, avec l’urine, des oxalates et des phosphates . Ces sels sont généralement la cause des sables et des calculs rénaux.

Parmi les plantes à action oxalique et diurétique phosphatique se trouvent l’aunée, l’artichaut, la piloselle, le bouleau, le chardon Roland, la salsepareille, la verge d’or, l’asperge, l’orthosiphon et le houx.

Les plantes diurétiques peuvent être ainsi soit sodique (le gui par exemple), soit chlorurique (cas du pissenlit et de l’ananas), soit urique (l’ortie et le haricot par exemple), soit uréique (ex. le maïs) ou soit oxalique (ex. l’artichaut). Une plante diurétique peut cependant combiner plusieurs propriétés à l’instar du maïs qui est à la fois un diurétique sodique, chlorurique, urique, uréique et oxalique.

Indispensables à l’élimination de l’eau et des substances de déchet à travers l’urine, les plantes diurétiques sont d’excellents dépuratifs sanguins (élimination des impuretés qui circulent dans le sang).

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