L'homéopathie, une médecine douce par excellence

L'homéopathie, médecine naturelle, a été découverte par Hahnemann et repose sur trois principes distincts, mais corrélés.

Le mot homéopathie vient de deux mots grecs : homoïos qui signifie semblable et pathos qui veut dire maladie. Il donne donc à juste titre la primauté à la loi de similitude.

L’homéopathie est une médecine basée sur la loi de similitude où l’on utilise les médicaments à dose infinitésimale.

L’homéopathie repose sur trois principes :

  • la similitude;
  • l’infinitésimal;
  • et une conception particulière du malade et de la maladie.

La similitude

La loi de similitude est une loi universelle de la nature. Elle est la base essentielle de l’homéopathie. Son principe est le suivant : pour déterminer le médicament qui convient à un malade, il faut découvrir la substance qui a donné (expérimentalement chez l’homme sain) la même série de symptômes que ceux qu’il présente.

On expérimente une substance, par exemple l’ipéca, chez des sujets en bonne santé et l’on s’aperçoit que cela provoque des nausées constantes et, malgré leur existence, une langue propre, une salivation abondante, une toux accompagnée de nausées, une sensation de constriction de la poitrine, des sifflements dans la poitrine. On peut appeler cet ensemble de symptômes le tableau symptomatique expérimental.

Dans la pratique médicale, on peut rencontrer un sujet (par exemple un asthmatique) qui présente le même ensemble de symptômes, ou un ensemble très voisin, et nous allons convenir d’appeler cet ensemble le tableau symptomatique clinique.

Lorsque le tableau symptomatique expérimental et le tableau symptomatique clinique sont voisins, semblables (ils ont beaucoup de symptômes en commun sans jamais être franchement identiques), nous pouvons appliquer la loi de similitude et remonter des symptômes de l’asthme du malade au médicament qui lui convient, ici l’ipéca.

La même démarche peut être faite pour tous les médicaments homéopathiques. A chaque fois que les symptômes du malade sont bien observés par le médecin, la loi de similitude peut être appliquée avec succès.

L’infinitésimal

Une substance prescrite à dose forte selon la loi de similitude peut éventuellement aggraver le cas. C’est pourquoi Hahnemann fut amené, progressivement, à réduire la quantité de médicament qu’il donnait. Il s’aperçut que des doses « infinitésimales » étaient suffisantes et que, bien mieux, elles étaient plus actives que les doses pondérables.

Cette conception heurte souvent les esprits. On se demande comment des dilutions extrêmement exiguës peuvent agir. Certains prétendent qu’il n’y a plus rien dans le médicament homéopathique. C’est oublier que l’infinitésimal n’agit que dans la mesure où le médicament a été correctement choisi selon la loi de similitude. L’infinitésimal est un corollaire de la loi de similitude.

  • Comment procède-t-on ?

Une goutte de la substance de base mélangée à 99 gouttes de solvant (eau + alcool) donne la « première centésimale hahnemannienne » ou « 1CH ».

En partant d’une goutte de cette 1 CH et en ajoutant 99 gouttes de solvant, on obtient une nouvelle dilution appelée « deuxième centésimale hahnemannienne » ou « 2 CH » et qui représente une dilution au 1/100 de la 1 CH, soit une dilution au 1/10000 de la substance de base.

A partir de la 2 CH, une nouvelle dilution au 1/100 donne la « 3 CH » (soit une dilution au millionième de la substance de base). On peut ainsi monter, en France, jusqu’à « 30 CH ».

En outre, la dilution du médicament n’est pas le seul fait important de sa préparation. On opère également une dynamisation. C’est-à-dire que chaque préparation au 1/100 est secouée énergiquement avant de servir à la dilution suivante. Si l’on omet ce temps capital, le produit n’a pas d’activité thérapeutique.

La conception homéopathique du malade et de la maladie

Le médicament homéopathique n’est pas appliqué aveuglément « contre » une maladie. Il n’y a pas de recette en homéopathie. Il n’y a pas un traitement univoque de l’asthme, de l’eczéma, de la migraine ou de la rougeole. Le médecin doit sélectionner un traitement parmi plusieurs possibilités ; et en même temps il n’y a qu’un seul traitement valable pour une personne donnée, celui qui couvre l’ensemble des symptômes qu’elle présente. L’homéopathie est une médecine synthétique qui étudie l’homme dans sa totalité et qui utilise dans ce but le médicament le plus propre à exalter son mode réactionnel. Le traitement est toujours individualisé et toujours en accord avec les lois de la nature.

Bibliographie :

Notions essentielles de matière médicale homéopathique, Jacques Jouanny

Se soigner seul par l’homéopathie, Dr Gérard Pacaud

Guide familial de l’homéopathie, Dr Alain Horvilleur

Sur le même sujet