Sécurité routière: les Français peuvent faire mieux!

Un récent congrès consacré à la sécurité routière a mis en avant la nécessité de mieux former la population aux premiers soins à apporter aux accidentés.

Les 25 et 26 novembre 2010, le congrès “Route et Médecine 2010” a accueilli près de 400 professionnels de santé et acteurs de la route, parmi lesquels se trouvaient des médecins praticiens, des médecins agréés pour le contrôle de l'aptitude à la conduite, des médecins de prévention, des urgentistes (sapeurs-pompiers, SAMU ou services d'accueil des accidentés), ainsi que des acteurs de l'automobile, de la sécurité et du secours routiers.

Comment faire mieux?

Au cours de ce congrès, de nombreux gisements de sécurité routière ont été explorés, chacun étant susceptible d'améliorer les bilans de la sécurité routière en termes de morts et de blessés. On peut notamment citer:

  • les aptitudes médicales à la conduite;
  • l'apprentissage généralisé des gestes qui sauvent;
  • une information plus pertinente sur l'effet des médicaments;
  • le dépistage des risques de récidives d'accidents afibn de proposer des mesures préventives individualisées;
  • une meilleure utilisation des dispositifs de prévention de l'enfant;
  • le port du casque pour les cyclistes;
  • sans oublier d'autres thématiques déjà étudiées lors de précédentes manifestations, comme la conduite sous l'influence de l'alcool ou de drogues illicites, et l'endormissement au volant.

Route et médecine 2010: les nouveaux enjeux

Autour du thème “Acteurs de santé et trafic routier demain”, les conférences ont abordé aussi bien les enjeux de la nouvelle décennie que les questions liées à l'accidentologie routière (traumatologie, séquelles...), les aspects de prévention et de mobilité (voir les points listés ci-dessus). Et l'une des interventions a abordé de plein front la nécessité de former tous les citoyens avec un intitulé sans ambiguïté: “Intervention du premier témoin: sauver ou laisser mourir.” Pour l'Automobile-club médical de France, ce congrès marque le lancement d'une première action forte qu'il propose à la suite du rapport produit par l'académie nationale de médecine, dressant l'état préoccupant du secourisme en France. Ce rapport, paru en juin 2010 et intitulé “Secourisme en France, panorama, perspectives et propositions”, incite à promouvoir et à renforcer le rôle déterminant du premier témoin en lui donnant la formation nécessaire pour porter secours à son prochain, victime d'un malaise ou d'un accident.

Apprendre à sauver son prochain

Profitant de la dynamique induite par la publication de ce rapport, l'Automobile-club médical de France souhaite mettre en place le contenu d'un programme d'initiation au secourisme dans le domaine des accidents de la route, sous la caution d'un comité d'experts. Un programme qui pourrait être dispensé notamment aux candidats au permis de conduire en complément de la formation de base. Chaque Français recevrait alors de sa première formation une sorte de “passeport secouriste” complété au fur et à mesure des étapes de la vie.

Grâce à cet acte civique qui consiste à apprendre à sauver son prochain, l'Automobile-club médical de France considère que 4 à 7% des victimes de la route pourraient être sauvées chaque année, sans parler des blessés dont on réduirait les séquelles. Un projet à retrouver et suivre sur www.acmf.asso.fr .

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