Alimentation et grand âge

En avançant en âge, nos besoins, notre appétit changent. L'alimentation peut nous aider à vivre mieux le grand âge et ses aléas.
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L’espérance de vie s’est allongée. Les 80 ans et plus sont actuellement de plus en plus nombreux. Une alimentation frugale, équilibrée avec toutes les catégories d’aliments et beaucoup d’eau pour éviter la déshydratation les aideront à repousser le plus loin possible les pathologies liées au grand âge.

Retarder l’oxydation

Il est aujourd’hui reconnu que le vieillissement est surtout lié à l’oxydation et à la baisse de production des enzymes antioxydantes. Les antioxydants sont, de ce fait, essentiels.

Ces antioxydants nous pouvons les trouver chaque jour dans les fruits, les légumes crus, l’ail, l’oignon, mais aussi dans le beurre et le jaune d’œuf (crus), dans l’huile de tournesol de première pression à froid et les préparations lactofermentées.

Contre l’ostéoporose

Tous les minéraux, de même que la vitamine D, sont de précieux alliés pour combattre l’ostéoporose et assurer un bon fonctionnement de l’organisme et du cerveau. N’hésitez donc pas à manger chaque jour un peu de fromage, des céréales complètes ou demi-complètes, des fruits secs ou oléagineux. Une ou deux fois par semaine, prenez des légumineuses, des fruits de mer. Ajoutez y des algues en paillette, du gomasio, ce sel de sésame délicieux. Les vitamines B (surtout B1, B6, B9 et B12) contre les troubles du cerveau, seront apportées par le jaune d’œuf, les paillettes de levure de bière, les céréales complètes.

Des protéines, sans excès

Comme pour tout, la clé tient dans l’équilibre. Ni trop peu, ni trop. Il en est ainsi des protéines. Avec leur huit acides aminés essentiels, elles sont indispensables au maintien de la masse musculaire et à l’élaboration des enzymes, des défenses immunitaires et des neurotransmetteurs. Vous avez le choix : selon vos goûts, prenez le matin un peu de laitage ou un œuf. A midi, de 100 à 120g de viande rouge, volaille, poisson, œufs, tofu (préparation à base de soja qui a la consistance du lait caillé), légumineuses. Le soir, évitez autant que possible les protéines animales. Préférez les légumes verts agrémentés d’un peu de tofu, de légumineuses, d’oléagineux.

Les « gras trans » vous éviterez

Supprimez le gras trans des huiles raffinées et des margarines non bio. Pour prévenir les maladies cardiovasculaires et dégénérescences, limitez les gras saturés (fromage, charcuterie…). Allez puiser des oméga 3 non dans des gélules mais dans une cuillère à soupe par jour de graines de lin moulues (non moulues, les graines de lin peuvent être indigestes), ou de l ’huile de cameline. Mangez du poisson gras (saumon, sardine, maquereau…) une ou deux fois par semaine. Cuisinez à la vapeur ou à l’huile d’olive.

Etape importante : la mastiquation

Mastiquez bien et insalivez même les préparations mixées ou liquides pour aider un tube digestif vieillissant. Digestion et assimilation intestinale pourront aussi être stimulées par des fines herbes et épices (aneth, anis, basilic, coriandre, fenouil, origan, romarin, gingembre) et, en fin de repas par des infusions (camomille, verveine, mélisse, menthe poivrée). Si mâcher est difficile, le matin, mangez un laitage (vache, chèvre, brebis ou soja), un fruit cru mixé ou une compote, des oléagineux et des graines de lin moulus.

A midi, prenez des jus de fruits frais ou de légumes lactofermentés en bouteille, des légumes cuits mixés avec la viande ou le poisson, des féculents, fines herbes, épices et, den dessert, une compote. Le soir, soupes et purées de légumes au tofu mixé salées, saupoudrées d’une cuillère à soupe de levure de bière en paillettes.

Sources :

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