Le miel, cet or liquide

Synonyme de douceur, de sucré, le miel existe depuis l'aube des temps. Sans les abeilles, il ne serait pas. Zoom sur cet élixir de « jouvence ».

« Si l’abeille venait à disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre ». Ces paroles, nous les devons au génial Albert Einstein. Prophète en son temps ? L’avenir, proche ou lointain, le dira. C’est à l’abeille bien sûr que nous devons ce produit magique qu’est le miel, cela depuis des lustres…

Une histoire qui ne date pas d’hier

Le miel est apparu sur terre en même temps que les abeilles, il y a environ 50 millions d’années, bien avant le premier homme, qui l’aurait découvert à peu près en même temps que le feu, il y a 400.000 ans. Longtemps, le miel a été le seul produit sucrant connu et utilisé. L’homme a d’abord récolté celui des ruchers sauvages avant de « domestiquer » » les abeilles lorsqu’il s’est sédentarisé. Il se servait d’arbres creux, de corbeilles d’osier ou de poteries en guise de ruches.

Comment le miel se « fabrique » t-il ?

Les abeilles butinent le nectar des fleurs ou le miellat fabriqué par les pucerons. En ingurgitant et régurgitant plusieurs fois ces substances, les ouvrières de la ruche les transforment dans leur tube digestif en miel, composé de divers sucres (glucose, fructose, maltose). Elles le déposent ensuite dans des alvéoles des rayons et referment le tout avec de la cire pour faire leurs réserves. L’apiculteur ne récolte que le miel stocké dans les hausses, extensions étagées des ruches. Le reste est laissé aux abeilles pour leur consommation personnelle (environ les 2/3 de la récolte).

Et le miel bio ?

Pour obtenir un miel bio, il suffit de placer la ruche sur une zone de plantes sauvages ou de cultures bio, les abeilles butinant dans un rayon de 3 km autour de leur abri. En cas de doute, des analyses permettent de connaître la composition du miel.

Le miel sera de châtaignier, de colza, d’acacia… selon les essences qui couvrent la zone de butinage. Bien sûr, en bio, la ruche doit être fabriquée en matériaux naturels, exempts de produits de synthèse.

Il y a miel et miel

Traitements phytosanitaires des fleurs, des ruches et des abeilles, nourrissage au glucose, cire des rayons achetée n’importe où et contaminée par des pesticides, chauffage du miel (pour le rendre plus liquide, donc plus manipulable), mélange de récoltes, stockage prolongé, tous ces facteurs, pratiqués dans certaines filières conventionnelles, font baisser le prix du miel et de sa qualité.

En bio, le travail de l’apiculteur est plus proche de la nature. N’oublions pas la mortalité croissante et inquiétante des abeilles.

Bon pour….

Le miel est réparateur, cicatrisant, antibactérien… d’où ses bienfaits sur les maux de gorge par exemple, ou les brûlures. Il est très riche en vitamines, oligo-éléments, enzymes et ralentirait la formation du mauvais cholestérol. Chaque type, en fonction des fleurs dont il est issu, a des vertus particulières. L’acacia calme, reconstitue, régule les intestins ; le châtaignier est bon contre les maladies circulatoires et la fatigue ; le sapin pour les bronches.

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