Plus lent le sucre…

Il est doux, assure notre métabolisme de base, nos 37° permanents et le travail de nos muscles. Qui est-ce ? Le sucre !
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Le sucre…Comment pourrait-on s’en passer lorsque l’on sait qu’on l’apprécie déjà in utero. Dès les premières heures de notre vie, nous le préférons à l’amer et au salé. Il assure nos fonctions de base. Vital le sucre ? Oui mais il peut se transformer en « poison » : en excès dans le sang, il est capable de s’agglutiner avec certaines de nos cellules (hémoglobine, rétine, néphron…), entraînant leur disfonctionnement ou leur destruction. Deux hormones pancréatiques, l’insuline et le glucagon, veillent donc à maintenir le taux de sucre sanguin (glycémie) à environ 1 g/l. On peut les aider en adaptant ses habitudes alimentaires.

Lorsque la glycémie baisse

Inattention, irritabilité, malaises, parfois perte de connaissance, autant de signes annonçant une baisse de la glycémie (hypoglycémie). Les neurones sont les premières cellules à en subir les conséquences car ils ne fonctionnent qu’avec le glucose. Dans ces situations, un besoin quasi compulsif de nous jeter sur ce qui pourrait nous apporter le plus rapidement possible un peu de glucose : boissons sucrées, bonbons, biscuits, gâteaux, crèmes glacées…..La glycémie remonte et alors tout va mieux. Ce scénario peut se reproduire plusieurs fois par jour. Pourquoi ? Simplement à cause d’un manque de sucre provoqué par la consommation de sucres « rapides » que sont les produits sucrés (aux sucre de canne, même complet, miel, sirop de blé…), les jus de fruits, les féculents raffinés (pain blanc, pâtes blanches, riz blanc), les pommes de terre.

Où trouve-t-on des sucres lents ?

Les sucres lents sont les féculents non raffinés, riches en fibres (céréales complètes, pain complet), les légumineuses, les fruits. Assimilés lentement et progressivement par le sang, ils assurent une glycémie stable plus longtemps et évitent ainsi l’envie de sucré. A l’inverse, un pain blanc, beurre, confiture, café sucré le matin provoquent une hausse forte et rapide de la glycémie, qui chutera tout aussi rapidement sous l’action de la régulation de l’insuline, générant malaises et/ou fringales en fin de matinée. Si, au déjeuner, vous vous contentez d’un poisson-brocoli, votre taux de sucre dans le sang baissera tout doucement et vous arriverez en fin de journée épuisé et affamé.

Régulons notre glycémie

Pour réguler sa glycémie, il suffit d’apporter à l’organisme des sucres lents à chaque repas ou collation, accompagnés de légumes verts ou de fruits riches en fibres. Ces dernières ralentiront la vitesse d’assimilation des sucres rapides, de votre dessert par exemple.

Partez du bon pied

Démarrez la journée avec un petit déjeuner apportant des sucres lents (pain complet, muesli ou flocons de céréales complètes, fruits entiers ou compotes sans sucre), des protéines (œuf, fromage, amandes, noisettes en graines ou purées). Au déjeuner, et au dîner, mangez du pain complet, des céréales complètes, des légumineuses en accompagnement de la source de protéines et des légumes verts. Le sirop d’agave, seul produit sucrant lent, adoucira vos tisanes, yaourts, pâtisseries…

Imitons nos enfants

Comme les enfants, offrez-vous un goûter vers 17 heures avec pain complet et confiture (ou chocolat), biscuits bio aux farines complètes, quelques graines oléagineuses et des fruits séchés, pour éviter d’arriver en hypoglycémie au dîner.

Sources :

  • schillig.naturopathe.free
  • Consom’action
  • wikibooks.org

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