2012 : 13 è édition de la biennale d'architecture de Venise

Un nouveau prétexte, s'il en fallait, pour se rendre à Venise : pourquoi ne pas aller visiter la 13è biennale d'architecture ?
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Voici l'occasion de découvrir de nouveaux quartiers de la ville italienne que vous ne connaissez peut-être pas encore.

La biennale d'architecture vous présente les projets des plus grands architectes du monde sur les sites des jardins du Castello et de l'arsenal.

Les jardins du Castello comportent différents pavillons et sont interdits au public en dehors des biennales (art, architecture).

De même, l'arsenal est aujourd'hui occupé par la marine nationale et n'est ouvert au public que lors des biennales. C'est un site riche en histoire, un édifice magnifique qui vaut vraiment le détour.

La biennale d'architecture 2012

Durant trois mois, du 29 août au 25 novembre 2012, la biennale sera le point de rencontre des idées des plus grands architectes du monde (Renzo Piano, Zaha Hadid, Norman Foster, Peter Eisenman ...). La direction générale en a été confiée au célèbre architecte britannique David Chipperfield, qui possède plusieurs bureaux en Europe et en Asie. Pour cette 13è édition, 55 pays participeront sur le thème de "common ground" : terrain commun ou grands ensembles, 119 participants (architectes, photographes, artistes ...) présenteront 69 projets.

Thème de la biennale d'architecture 2012 : "common ground"

Avec ce thème, Paolo Baratta, le président de la biennale, veut mettre l'accent sur les problématiques urbaines, croissance, environnement et souhaite intégrer activement la société civile aux projets d'architecture contemporains. Avec David Chipperfield, ils souhaitent initier une nouvelle vision de l'architecture par nos contemporains : "l'architecture doit aujourd'hui exhiber ses préoccupations et non ses gloires". Les porteurs de projets devront donc montrer leur vision des problèmes et idées auxquels l'architecture est aujourd'hui confrontée. Il veut également "confirmer l'existence d'une culture architecturale formée non seulement de talents individuels, mais aussi d'un patrimoine d'idées différentes réunies dans une histoire commune" et "promouvoir le dialogue entre des générations et des styles différents". Terminé le temps de l'individualisme, il faut encourager de nouvelles collaborations pour innover.

Le pavillon français

L'institut français et la direction générale des patrimoines du ministère de la culture et de la communication ont confié le commissariat du pavillon français à l'architecte Yves Lion. Celui-ci propose une réflexion à partir des grands ensembles et de leur transformation, leur rôle dans la constitution des villes. Il illustre son projet avec l'étude d'un territoire de l'est parisien. Le défi consiste à transformer une ville de 300 à 400 000 habitants, à utiliser les logements sociaux, qui aujourd'hui ne font l'objet d'aucune reconnaissance, pour inventer un nouvel espace afin de désengorger le Grand Paris.

Dans l'esprit des collaborations inter professionnelles et inter générationnelles souhaitées par David Chipperfield et Paolo Baratta, Yves Lion demande la participation d'intervenants comme par exemple les étudiants et enseignants de l'Ecole Nationale Supérieure d'architecture de la Ville et des Territoires à Marne la Vallée, et aussi d'autres architectes européens pour amener des idées nouvelles sur son projet. Un concentré d'idées pour concevoir la nouvelle cité du XXIè siècle.

Les autres pavillons

Parmi les 55 pays participants, vous trouverez, entre autres l'installation américaine "Spontaneous interventions : design actions for the common good". Elle présente une ville du futur conçue avec le maximum de commodités pour ses habitants. La Russie propose une "cité intelligente", la "skolkovo innocity", un espace dédié à la création et à la commercialisation de nouvelles technologies. L'italie, quant à elle, expose l'histoire du "made in Italy". L’Angola, qui participe pour la première fois, présente un nouveau concept pour la ville de Luanda, qui souligne des problématiques communes à l’Angola et au continent africain. Surfant sur la question sociale voulue par l'organisateur, chaque nation apporte sa vision et ses solutions aux problèmes contemporains : reconstruction rapide après un séisme ou un tsunami, solutions pour le logement dans les pays défavorisés ou surpeuplés, invitation à inventer l'avenir d'une nouvelle façon dans les pays durement touchés par le chômage, etc ...

Les organisateurs de la biennale d'architecture de Venise, David Chipperfield et Paolo Baratta, ont cette année amorcé un virage vers une démocratisation de l'architecture et on ne peut que se féliciter d'une plus grande ouverture vers le public d'un "art" qui, au final, nous concerne tous.

http://www.labiennale.org/en/architecture

http://www.lecourrierdelarchitecte.com

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