La vie des filles au XIXème siècle jusqu'aux années cinquante

Un hommage, retour sur l'éducation des filles dans les campagnes aux XIXème siècle jusqu'aux années cinquante. Une méditation, une leçon de vie peut-être?

L'éducation des filles de la génération actuelle n'a rien à voir avec celle du XIXème siècle jusqu'aux années cinquante.

Le but de cette éducation n'était pas de rechercher l'épanouissement de l'enfant de savoir si elle avait des envies d'ailleurs ou de métier mais était de les préparer à être de parfaites épouses (sans leur parler du mariage de sa réalité ni de l'hygiène d'une femme et d'un homme) de savoir gérer et tenir une maison, d'élever des enfants et parfois même, de finir d'élever frère ou soeur retardataires.

La parole ne lui était pas donnée et surtout pas au cours des repas. C'était le père qui avait ce droit et qui commandait la maison. La mère sous sa "coupe" se contentait d'approuver de mener l'éducation de sa ou ses filles en calquant sur celle qu'elle avait reçue.

La tendresse n'était démonstrative, avoir des enfants était dans la logique des choses de la vie (la succession devait être assurée, surtout par les garçons qui avaient pour mission de prendre la relève de la propriété et d'assumer sa propre famille mais aussi celle de ses parents qui ne pouvaient plus travailler en leur donnant le gîte et le couvert en acceptant les menus services qui'ils pouvaient faire jusqu'au bout de leur vie.

Les filles s'occupaient du linge de tous qu'elles lavaient à la main deux fois par an. De grandes lessives dans des lessiveuses ou chaudrons étaient organisées. les draps étaiernt étendus sur l'herbe ce qui les rendaient plus blanc par habitude transmise et à leurs yeux indéniablement.

Le repassage, sur une couverture et un drap blanc épais se faisait avec des fers qu'elles faisaient chauffer sur le feu. Chacun d'eux avaient un usage bien précis, pour les cols en dentelle, les jabots qui demandaient une grande patiente et un savoir-faire.

L'argent que ce soit dans les villes ou à la campagne manquait, pour les grandes tablées de travailleurs agricoles elles devaient servir des repas copieux (qui tenaient au ventre) C'était le rôle des filles de savoir préparer des plats avec ce dont elle disposait. A cette époque la "patate" et la soupe étaientt les reines sur les tables.

Savoir coudre, repriser, tricoter était indispensable afin de prolonger la vie des vêtements, surtout une occupation.

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