Création d'entreprise : surmonter les premières difficultés

Aujourd'hui, créer sa propre entreprise relève souvent de l'utopie. Si vous voulez voir aboutir votre projet, courage et ténacité seront vos maîtres-mots.
18

Oser. Le courage d'entreprendre est une des clés de voûte pour mener à bien son projet de création d'entreprise.

Combien de futurs entrepreneurs ont vu ou ont laissé leur rêve s'effondrer face aux difficultés administratives et financières qu’implique une telle démarche?

Et pourtant, force est de constater que pas moins de 622 000 entreprises ont été crées en 2010 . Un record en France. Alors pourquoi pas vous ?

En 5 étapes, vous découvrirez ici les écueils à éviter et les périodes de doutes auxquelles le créateur d'entreprise peut être confronté dans les premières phases de la création ; ainsi que les conseils nécessaires au franchissement de ces étapes. Apprenez à prendre confiance en vous et en votre projet, à ne surtout pas vous décourager.

Étape 1 - Le rêve d'entreprendre et la tête dans les étoiles

Pourtant, la situation de départ est simple et souvent couronnée de belles ambitions.

Vous avez un projet professionnel, une idée innovante, un rêve concret. C'est ici qu'en général, les futurs créateurs d'entreprises sont les plus ambitieux. Le regard vissé sur l'avenir et les perspectives de réussite, la force dans l'âme et le cœur au ventre. Rien ne pourrait vous arrêter : vous avez un projet ! Et bien ficelé qui plus est.

La tâche est ardue, il faut s'organiser, prioriser les étapes de construction, déterminer la bonne réalisation du dit projet.

Étape 2 - Mettre à plat son projet ou le rituel du business plan

C'est la sacro-sainte étape du business-plan. Ah, ce business plan. A force de recherches sur Google, le créateur, utopiste mais réaliste, parvient à trouver son modèle idéal.

Il faut être honnête, le web regorge de conseils juteux, et les modèles de business plan pleuvent.

Vous l'avez, il est là, en ligne, devant vous, comme par exemple le business plan idéal et "facile-à-monter" de l' APCE , l'organisme officiel pour la création d'entreprise.

Le processus semble bien calibré, les étapes détaillées et la prise en main accessible. On s'y lance et tant pis pour le temps consacré à cette sorte de "profession de foi", pourtant bien utile une fois réalisée (surtout pour passer devant la case banque, qui n'est, contrairement au Monopoly, en aucune façon la case Départ, et qui ne doublera pas votre apport initial).

On tente alors, tant bien que mal, d'estimer ses revenus à court et moyen terme, ce qui s'avère, pour les non-initiés à la finance d'entreprise, une projection bien trop vague et difficile à jauger.

Avec du courage et des conseils néanmoins, les mots et les chiffres s'installent dans notre business-plan modèle.

C'est prêt, vous l'avez imprimé, il tient dans vos mains aussi précieusement et chaudement que votre premier iPhone, ou la baguette à peine sortie du four en rentrant du bureau le soir, c'est selon.

Étape 3 : Le choix cornélien de la structure juridique

Avant ou après, selon le mode d'organisation qui vous est propre, se pose donc (ou s'est posé) la grande et déterminante question du statut de votre future entreprise.

SARL, SA, SAS, SNC, EURL, et pourquoi pas une auto-entreprise ? Une fois quelques critères rentrés dans la machine à choisir sa structure, vous y voyez un peu plus clair : vous êtes seul, direction l'EIRL ou l'A.E. Vous êtes 2, ou plus ? Allons-y pour une SARL (c'est moins cher et plus simple... ou pas), mais quoi que, pourquoi ne pas commencer par une simple auto-entreprise ("mais bien sûr, c'est fait pour, et nous aurons moins de charges !") Oui, c'est vrai. Moins de charges certes, moins de possibilités de gagner de l'argent aussi, car votre société est plafonnée dans ses revenus.

C'est à ce moment là que les rêveurs, pardon, les entrepreneurs pas très tenaces, se laissent aller à l'abandon. Erreur, c'est ici qu'il faut s'armer de courage et de persévérance.

Ne pas se torturer, aller à l'essentiel, investir quelques dizaines d'euros et foncer voir un professionnel de la création d'entreprise. Vous allez pouvoir livrer vos peines, vos difficultés et vos craintes, en plus de l'argent demandé, mais, le jeu en vaut la chandelle.

De nombreux forums d'échanges en lignes sont par ailleurs disponibles sur internet et permettent de vous exprimer sur un problème ponctuel rencontré lors de l'une des étapes de la création de votre entreprise. Il ne faut pas hésiter à poster des questions sur des sites tels que le forum du site Gautier Girard ou celui du site Auto-entrepreneur.com : des experts vous apporteront des réponses pratiques, rapides et souvent efficaces.

Étape 4 - Des charges, vous avez dit décharge ?

Vous pensiez vous en sortir sans égratigner votre portefeuille ? Nouvelle erreur.

Si la création d'entreprise a un certain coût, il est surtout digne du prix de votre engagement. Nous sommes en France, les freins à l'entreprenariat sont connus et l'administration bien (trop) complexe, inutile d'en faire un fromage, ou en l'occurrence, un article. Et pas de politique s'il vous plaît. Car entreprendre, c'est aussi investir. Et parfois, un petit investissement suffit à mobiliser votre détermination (que vous croyiez abandonnée à l'étape précédente).

Vous entendez un peu partout, dans les medias et sur le web, que tout est fait pour alléger les futures charges des entrepreneurs audacieux, sortes de héros des temps modernes.

Il y a, il y a eu, il y aura toujours des charges : pour l'État, pour vos salariés, pour vous-mêmes.

A vous de trouver les astuces et la meilleure structure pour éviter de crouler sous les ponctions financières. Encore une fois, se faire conseiller est un excellent investissement, et vous évitera bien des (mauvaises) surprises. Pour les autres, de nombreux sites officiels et complets regorgent de modèles de contrats, de kits de création et de détails sur les étapes et les coûts correspondant à la réalisation de votre entreprise, à l’image du site NetPME.fr

Étape 5 : Etre entrepreneur, c'est oser prendre des risques : soyez courageux et n'abandonnez pas !

Quel bilan peut-on tirer de ces premières étapes ? Beaucoup de temps, d'énergie et de désillusions. Vous êtes toujours là ? Ne baissez pas les bras, jamais. Votre projet doit être à l'image de votre volonté : inébranlable. Ne vous laissez pas démoraliser par les aléas de l'administration et l'accumulation théorique des "charges". Vous avez pensé votre projet sur le long terme et si vous êtes parvenu à construire ce projet, c'est qu'il est bâti sur un roc.

Dites-vous désormais que rien ne peut vous arrêter. Si vous croyez en votre projet professionnel, vos clients viendront vers vous, les banques vous aideront, et votre business fonctionnera.

N'est pas entrepreneur qui veut, mais si vous avez la fibre, osez, et foncez !

Sur le même sujet