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MARIE-HÉLÈNE DHIFI

Publié dans : Les articles Culture de Marie-Hélène Dhifi

Lilian Jackson Braun invente un nouveau genre policier en 1966

Les héros de ses romans sont un journaliste quinquagénaire et ses deux chats siamois. Une recette qui a fait mouche en 1966 et que l'auteur a repris en 1986

Lilian Jackson Braun, née en 1916, est décédée le 4 juin 2011. Cette américaine était enfant lors de la grande crise de 1929 et adulte au moment de la seconde guerre mondiale. Elle a connu deux siècles.

Elle a commencé par écrire dans un quotidien local puis dans des magazines nationaux et a fait carrière dans la publicité et la communication tout en écrivant des "nouvelles félines" qu'elle vend notamment au Ellery Queen's Mysteries Magazine. Quatorze de ces nouvelles félines ont été regroupées dans le volume intitulé Le chat qui racontait des histoires.

En 1986, à l'âge de soixante dix ans, elle décide de donner une suite aux premiers romans policiers écrits vingt ans plus tôt et publie Le chat qui voyait rouge.

La création du personnage de Jim Qwilleranen 1966

Elle avait commencé en 1966 une série de romans qui se déroulaient dans une grande ville et mettaient en scène Jim Qwilleran, un reporter quinquagénaire et ses deux chats siamois.

En 1966 l'idée de mettre en scène un chat détective est originale mais le personnage principal est bien évidemment le propriétaire des siamois, les caprices des félins ne faisant que le mettre sur la voie des meurtriers dont il croise la route.

Le personnage de Jim Qwilleran ancien journaliste reconnu, devenu alcoolique suite à un divorce douloureux est sympathique.

L'auteur nous le présente au début de ses aventures en pigiste contraint de prendre n'importe quel travail pour vivre. Décrédibilisé par ses problèmes d'alcool qui en ont fait un professionnel incontrôlable, il retrouve une place de journaliste et va s'occuper de rubriques auxquelles il ne connaît absolument rien : la cuisine, la décoration.

Son intelligence et son sens des relations lui permettent de faire des rencontres qui changent sa vie.

Il recueille ses deux chats dès ses premières aventures.

Koko, le siamois mâle est la propriété d'un critique d'art dans Le chat qui lisait à l'envers (1966). La mort de son maître est élucidée par Qwilleran qui adopte le chat.

Yom Yom, petite chatte siamoise rejoint Koko dans Le chat qui mangeait de la laine (1967).

La série doit une partie de son succès à la personnalité chaleureuse du principal protagoniste Jim Qwilleran. Malmené par la vie, sans enfants et sans famille, dans une situation précaire, il a cinquante ans au début de ses aventures. Il arrive seul à remonter la pente et pour finir devient multimillionnaire.

La création d'un pays imaginaire "le pays d'en haut"

Lorsque Lilian Jackson Braun reprend l'écriture de ses romans policiers en 1986, elle renoue avec les personnages créés en 1966 et reprend leur histoire là où elle l'avait laissée vingt ans plus tôt.

Mais dès le roman suivant, Le chat qui jouait Brahms, elle crée ce qui va devenir le cadre de ses nouveaux romans, "le pays d'en haut".

L'auteur imagine "le pays d'en haut" par opposition aux villes américaines du "pays d'en bas".

Elle le décrit comme une société de proximité où tout le monde se connaît, où l'on grandit ensemble depuis des générations. Elle crée un pays imaginaire où les passions des habitants ressemblent à celles de tout le monde et donnent naissance à des intrigues policières originales.

Dans le roman Le chat qui jouait Brahms, Jim Qwilleran renoue avec une amie de sa mère qui l'a invité dans à passer ses vacances chez elle.

Lorsqu'elle décède en lui léguant sa fortune , il devient alors un homme riche et le bienfaiteur de la région où il est contraint de s'installer par les termes mêmes du testament.

Le chat qui jouait au postier inaugure la seconde étape de la vie de Jim Qwilleran. L'auteur met en scène dans les premières pages un homme amnésique à qui il faut rappeler son passé et sa vie nouvelle dans "le comté de Moose".

Le succès des livres tient à l'originalité des personnages, à la fraîcheur des intrigues qui restent intemporelles et aussi sans doute au côté "conte de fée" de la série. Jim Qwilleran devenu multimillionnaire se transforme en bienfaiteur de sa communauté.

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À propos de l'auteur

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MARIE-HÉLÈNE DHIFI

Docteur en droit, je suis devenue juriste en entreprise. J'ai vécu deux
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