La Reine Marie Antoinette au Petit Trianon et à Rambouillet

La Reine a imprimé sa marque au château du Petit Trianon mais n'a pas eu le temps d'utiliser les jardins du château de Rambouillet aménagés pour elle.
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La reine Marie-Antoinette a voulu recréer à Versailles un environnement familial similaire à celui qu'elle connaissait à la cour de sa mère Marie-Thérèse Impératrice d'Autriche.

Elle a voulu échapper aux règles de l'étiquette instaurée par Louis XIV. Louis XV avait déjà assoupli ces règles et il se retirait dans ses appartements privés ou chez ses favorites, notamment au Petit Trianon.

Sensible à l'idéal de retour à la nature apparu dans au XVIIIème siècle, elle a créé un nouveau style de décoration et d'ameublement qui se retrouve dans l'aménagement du Petit Trianon reçu en cadeau en 1774.

Elle n'aura pas le temps de s'approprier le jardin anglais du château de Rambouillet aménagé en 1787 à son attention.

Le Trianon

Dans le parc du château de Versailles se trouvent deux autres palais, le Grand Trianon construit par Louis XIV pour Madame de Maintenon et le Petit Trianon édifié par Louis XV pour Madame de Pompadour, sa favorite.

A la mort de Louis XV, en 1774, son petit-fils offre à sa femme le château du Petit Trianon .

La Reine Marie-Antoinette y fait aménager un jardin à l'anglaise et le "Hameau". C'est "le hameau du petit Trianon", que Marie-Douce Albert qualifie de "ferme en simili-village normand"dans son article Au pays charmant de Marie-Antoinette (Article de Marie-Douce Albert paru dans Le Figaro des 24-25 juin 2006). A l'origine il se compose de onze chaumières construites sur les bords d'un grand lac.

Elle y vit simplement au milieu d'un entourage choisi par elle.

Le Château de Rambouillet

Le château de Rambouillet se trouve entre Versailles et Chartres. Il appartient au Duc de Penthièvre, fils du comte de Toulouse, le dernier enfant légitimé par Louis XIV.

"Louis XVI rachète en 1783 le domaine (de Rambouillet) à son oncle le Duc de Penthièvre. Passionné de chasse, il y vient chaque semaine et fait construire les écuries le bâtiment de la vénerie, et réaménager les communs. Pour divertir la reine, il commande à l'architecte Jean-Jacques Thévenin une laiterie d'agrément (1785)". ( 100 monuments 100 écrivains histoires de France . Editions du patrimoine centre des monuments nationaux. Paru en 2002. Page 318).

La mode est alors au retour à la nature. Un jardin anglais y a été aménagé en réaction au classicisme des jardins de Versailles aménagés sous Louis XIV.

Lorsque le Roi rachète le domaine un petit bâtiment y a été construit, en 1779, la Chaumière aux coquillages. L'extérieur imite une construction rurale tandis que l'intérieur est orné de coquillages, marbres et nacre.

"La maisonnette abrite un unique salon circulaire, entièrement tapissé de coquillages. Moules, coques, praires,huîtres, ormeaux, bigorneaux, coquilles Saint-Jacques dessinent un décor à motifs : damiers, rosaces, médaillons, piliers, chapiteaux, rinceaux, fleurs de lys, feuilles de chêne, le tout d'une minutie somptueuse, d'une précision inouïe. Le plafond en coupole est tapissé de petits éclats de nacre, ainsi que le grand miroir dans lequel on peut se voir" ( 100 monuments 100 écrivains , page 316).

Entre 1785 et 1787 Louis XVI fait construire une laiterie pour distraire son épouse qui s’ennuie pendant ses parties de chasse. Prévue pour accueillir la Reine et les dames de son entourage, elle a été peu utilisée, la Révolution ayant commencé deux ans après son achèvement.

Lire aussi : Versailles Parc, Jardins, Trianon . Le Figaro . Collection L'Esprit des lieux. 2006. -

100 monuments 100 écrivains histoires de France . Editions du patrimoine centre des monuments nationaux. Paru en 2002.

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