Auto-édition, de l'écriture à la publication

Pour beaucoup, il s'agit de la seule possibilité de pouvoir publier un jour leur écrit et s'offrir un ouvrage relié et classable dans une bibliothèque.
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Publier son livre demeure aujourd'hui toute une histoire.

Cette histoire est souvent celle d’une alternative à l’édition classique. Pour beaucoup, il s’agit de la seule possibilité de pouvoir publier un jour leur écrit et s’offrir un ouvrage relié et classable dans une bibliothèque. Car force est de constater que trouver un éditeur reste plus difficile pour la plupart des écrivains méconnus que d’écrire leur propre ouvrage!

Nombreux sont les auteurs à faire appel au service des sites en ligne d’auto publication.

Le site The bookedition.com, à lui seul, met en ligne plus de 150 nouveaux ouvrages chaque mois…

Pourquoi écrire?

Depuis l’émergence du blog, de ces pages ouvertes à l’appréciation et aux commentaires de chacun, l’écrivain"amateur " se teste, s’évalue, s’étalonne. Son carnet de pensées se nourrit de l’idée d’être lu et se structure parfois autour de cette seule et même idée, laissant émerger un projet... celui d’être éditer.

Les valeurs de l’écriture ne sont plus à vanter. Nombre psychologues et autres "psy " sont prescripteurs de cette méthode pour accoucher nos esprits des poids lourds à porter. Il n’y a pas de limite d’âge, pas de prérequis pour être auteur dès lors que l’on en a l’envie. Une envie de témoigner, une envie de raconter, une envie de faire plaisir à ses proches, une envie de formaliser un travail, un concept, une thèse, un mode d’emploi…

Pourquoi « s’auto- publier » ?

Et pourquoi pas?

Nombres expériences sont relatées sur le net, malheureuses rencontres ratées de l’auteur et de celui qu’il espérait être son éditeur. Car beaucoup de personnes essayent mais peu réussissent à intégrer le marché saturé de l’édition.

Alors après s’être renseigné sur le livre à compte d’auteur et avoir pris conscience du coût élevé de l’opération, l’écrivain "amateur" s’interroge sur ses réelles motivations à se faire publier…

L’auto-publication, c’est produire son propre livre en ligne ou support papier, puis le faire imprimer à la demande. Cela évite ainsi le gâchis inutile que représenteraient les invendus passés au pilon.

L’auto-édition demeure un réel travail pour l’écrivain s’il souhaite produire un recueil sérieux : écrire, lire, relire encore et encore…, corriger l’orthographe, traquer l’erreur de syntaxe, évincer la coquille, mettre en page et faire imprimer son œuvre…

Pour les plus motivés, il s’agira encore d’entamer le démarchage auprès des librairies, la création d’un site internet et autres techniques marketing pour faire connaitre leur œuvre au public le plus large.

Quand auto-publication rime avec autosatisfaction

Si pour certains, l’auto-publication est un pis allé, pour de nombreux écrivains il s’agit avant tout du moyen idéal d’obtenir à moindre frais un recueil de bonne facture à mettre dans sa bibliothèque, à offrir à ses proches ou pourquoi pas à envoyer aux grandes maisons d’éditions dans un format clair et irréprochable.

Auto-édition rime bien souvent avec autosatisfaction. Celle d’une quête achevée, celle d’une reconnaissance, d’une expérience et peut-être même d’un début de commerce, si l’on se prête au jeu de la publicité et du marketing…

Cela dit, mieux vaut ne pas se faire trop d’illusions. Les livres « auto-publiés » ne se vendent pour la plupart qu’en série très limitée :

Lulu.com, leader mondial de l’auto-édition a une moyenne de 2,4 livres vendus par an et par auteur chaque année…

Donc à vos claviers !

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