Une cave à la bonne descente

Jean-Philippe, tient une cave typiquement niçoise dans la vieille ville.

Spécialités niçoises, vins de la région, large gamme de champagnes: la cave de la Tour tenue par Jean-Philippe connaît un franc succès depuis 1947.

« Notre, sei d’aqui! » (Nous, on est d’ici) s’exclament trois hommes assis sur la terrasse de la cave de la Tour, dans le vieux Nice. Ici on parle niçois, on pense niçois, on mange niçois, mais surtout on boit niçois. Jean-Philippe, le patron, âgé de la cinquantaine, propose tous les crus de la région. Des grands vins de Bellet, bien sûr, mais également des petites productions comme celles de Tourettes-sur-loup ou Villars. C’est ce qui fait leur spécialité. « Mon grand père, Eugène, a ouvert cette cave en 1947, Il est resté jusqu’à sa mort, à 96 ans. J’ai pris la suite avec ma femme, trois ans plus tard, en 2002, je me devais de faire vivre mes racines », explique fièrement Jean-Philippe. Il ne voulait pas voir un autre magasin naître à la place de la cave de son grand-père. Mais il avoue avoir toujours travaillé dans la restauration.

L’âme de Nice

« Ici, c’est l’âme de Nice », reprend un vieux client, en pleine dégustation avec deux amis. « Nous on vient tous les jours depuis 50 ans ! Le patron baigne dans le vin depuis toujours. Je l’ai vu naître », raconte l’un d’entre eux.

Pourquoi un tel succès? La spécificité niçoise, mais aussi une gamme de grands crus et un très vaste choix de champagnes.

Un passionné, doublé d’un connaisseur, Jean-Philippe. Blagueur, rieur avec ses clients, il reprend son sérieux dès qu’on lui parle de vin. Très fier, il confie: « Je n’ai pas hérité que de la cave de mon grand-père, il m’a également légué son fin palais et son sens de l’hospitalité. » Ici on peut déguster des spécialités niçoises mais uniquement avec les doigts: « A qui si manga mei dete! » (ici on mange avec les doigts).

Des grands crus à petits prix

Jean-Philippe explique que la qualité du vin ou d’un champagne est bien meilleure chez un caviste qu’en supermarché pour le même prix, ou presque... « Deux vins de la même marque et de la même année n’ont pas le même goût chez un caviste qu’ailleurs. » Par exemple, un vin à 8 euros en supermarché coûtera 10 euros chez un caviste. Et pour ceux qui préfèrent le champagne, pas de panique. C’est le même principe. Un champagne basique à 25 euros en supermarché, sera à 29 euros à la cave.

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