Tourisme au Soudan : visiter Kassala

Kassala se situe à l'est du Soudan, à la frontière avec l'Erythrée. C'est LA destination favorite des Soudanais pour leur lune de miel.
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A voir, à faire :

Impossible d’aller à Kassala , sans passer par les montagnes environnantes .

Il y a par exemple le mont Totil. A ses pieds, a été aménagé un petit "parc" (entrée payante) où il est possible de déguster le café traditionnel. Le mieux est d’y aller quand le soleil commence à faiblir, à partir de 17 heures. La lumière est alors magnifique. Tous les jeunes couples en lune de miel passent par ce lieu. Les jeunes femmes portent généralement l’habit traditionnel des Soudanaises : des couleurs vives, des paillettes, c’est un véritable plaisir pour les yeux.

Il ne faut pas non plus râter la mosquée Katmiyah, le marché aux dromadaires au souk Mastoura, la rivière Gash (à sec d'octobre à juillet) et le souk de Kassala.

Transports :

Derrière ses attractions touristiques, Kassala reste une ville rurale et pauvre. On peut croiser de nombreux ânes au centre de la ville. Ils transportent notamment les marchandises.

Les taxis ne ressemblent pas au « amjad » de Khartoum. Ici, ils sont bleus et ont tendance à toujours demander le même prix, même si la distance change : 5 SDG (1 € au taux du marché noir ). On peut également trouver des bus, comme à Khartoum, pour 0,50 SDG.

Climat :

Les températures sont plus fraîches qu’à Khartoum. Les journées n’en sont que plus agréables, mais il faut parfois se couvrir la nuit.

Hôtels :

Il faut compter entre 30 et 80 pounds (6 et 16€) par nuit pour une chambre double selon les hôtels. Le Hipton est le plus luxueux de la ville. Des hôtels comme l’Africa Hôtel ou le Totil offrent un confort bien plus précaire. Le plupart des établissements se situent dans le même quartier, près du souk.

Y aller :

Kassala dispose d’un aéroport, il y a des vols réguliers depuis Khartoum. Pour les plus petits budgets, il est possible de s’y rendre en bus. Il faut compter environ 7 heures et 58 SDG par personnes (un peu plus de 10 €). C’est certes long, mais les voyageurs qui connaissent les moyens de transports africains ne manqueront pas de remarquer le confort certain des bus. Autre point positif : la route est goudronnée.

L’envers du décor :

L’Etat de Kassala a été marqué par la guerre. Il reste encore des mines à certains endroits (rassurez-vous, les abords de Kassala ont été nettoyés).

La région est aussi un point d’arrivée des réfugiés érythréens qui fuient la misère ou un service militaire qui peut durer jusqu’à 20 ans. Ainsi, le camp de Shagarab , qui se trouve à environ une heure de Kassala, est le plus vieux d’Afrique : certains des réfugiés qui y vivent s’y sont installés il y a plus de 40 ans.

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