Copa America: l'Argentine et le Brésil mal partis

Tous deux tenus en échec lors de leur premier match de la Copa America, l'Argentine et le Brésil sont en position délicate.

Après seulement 4 matchs dans cette Copa America 2011, le constat d'un nivellement des valeurs se fait déjà sentir. L'Argentine, chez elle, avec toutes ses stars, n'a pu faire mieux qu'un match nul contre la modeste Bolivie (1-1), alors que le Brésil a été tenu en échec par le Venezuela (0-0). Fatigués et en manque d'idées, les deux cadors sud-américains sont mal engagés dans cette phase de poule et n'ont aucune garantie de voir la suite de la compétition. Au bout du rouleau physiquement, les ténors ne parviennent pas à faire la différence.

L'Argentine arrache un nul, la Colombie prend la tête

Dominateur dans le match d'ouverture sur la petite équipe de Bolivie (93e du classement Fifa), l'Argentine n'est pas parvenu à faire la différence dans le jeu. Se découvrant pour faire plier les Andins, les Albicelestes ont même concédé l'ouverture du score sur un corner. La talonnade astucieuse d'Edivaldo au retour des vestiaires trompait Ever Banega, entre les jambes duquel le cuir dépassait de peu la ligne de but (0-1, 47e). Pour sa 3e sélection sous le maillot bolivien, l'attaquant discret de Naval 1 de Maio, au Portugal (29 matchs, 4 buts cette saison), créait donc un raz-de-marée en Argentine. La Verde, le surnom de cette équipe, mettait donc à sac tout le travail des hommes de Sergio Batista. Heureusement, une belle reprise de volée de Sergio Aguero permettrait de sauver l'honneur en fin de partie (1-1, 75e).

Plus solides, les Colombiens ont eux remporté leur premier match du tournoi face aux jeunes du Costa Rica. Malgré une prestation honorable des Ticos, les joueurs d'Amérique Centrale ont baissé pavillon juste avant la mi-temps. Bien servi dans le dos de la charnière centrale, Adrian Ramos éliminait le portier adverse avant d'ouvrir le score (1-0, 44e). Auteur de 15 buts en 2e division allemande, le joueur du Hertha Berlin devrait retrouver la Bundesliga, avec son club ou un autre. Appliqués, mais pas à l'abri de quelques ratés techniques dans la circulation du ballon, les Cafateros seront de sérieux clients dans ce tournoi, sans toutefois sembler au-dessus pour la victoire finale.

Le Brésil timoré, l'Équateur bien plus convaincant

Deux jours après le faux pas des Argentins face à la Bolivie, le Brésil n'est pas parvenu à prendre l'ascendant psychologique sur son éternal rival. Les Auriverde se sont en effet heurtés à une belle résistance du Venezuela (classé 69e par la Fifa). Alors que la président Hugo Chavez n'a pas fait la déplacement pour raisons de santé, les Vinotinto ont lutté comme des guerriers pour rester à hauteur du Brésil. Malgré une grosse occasion sauvée devant sa ligne et une frappe sur la barre de Pato, les vedettes n'ont pas fait la différence. Usés physiquement par une saison éprouvante en Europe, les Brésiliens, comme les Argentins, ont manqué de gaz pour aller chercher la victoire (0-0).

Dans la partie du groupe B, l'Équateur et le Paraguay se sont séparés sur le même score final (0-0). Mais le spectacle de ce match a été plus intéressant que l'affrontement brésilo-vénézuelien. L'Équateur s'est montré adroit dans la percussion, emmené par Edison Mendez, qui a semblé avoir retrouvé son peps de 2006 dans l'entrejeu. Mais si Antonio Valencia (sorti à la pause) a montré plus de fatigue, c'est Christian Benitez qui a dynamité la défense paraguayenne. Un match qu'il aurait pu faire plier suite à une percée héroique. Seul contre trois Guaranis, il a dribblé le portier avant de manquer son dernier geste. Malgré le nul concédé, l'Ûquateur est pour le moment l'équipe la plus agréable du tournoi, avec la Colombie, les deux nations les plus au point physiquement.

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