Le Zénit au sommet de la Russie

Au terme des 30 journées du championnat russe, c'est le Zénit St-Petersbourg qui a été sacré champion 2010.

Le rideau est tombé sur le championnat de Russie 2010, et comme lors de la saison 2007, c'est le Zenit St-Petersbourg qui termine premier du classement.

Les audacieux récompensés

Avec la meilleure attaque de la saison, 61 buts inscrits en 30 rencontres, le Zénith est la seule équipe à obtenir un bilan de 2 buts par match, ce qui lui permet d'être logiquement champion de Russie. Invaincu du 13 mars (1ère journée), au 27 octobre, soit 23 matchs sans défaite, l'équipe du Nord-Ouest du pays a dominé la saison de la tête et des épaules. Vainqueur de la Coupe nationale le 16 Mai, en battant la modeste formation du Sibir Novosibirsk (1-0), les hommes de Luciano Spalletti réalisent donc le doublé. Le seul regret du club est l'élimination prématurée en Ligue des Champions par Auxerre, qui l'a conduit en Europa League. Cependant, le vainqueur de la C3 en 2008 y réalise un parcours parfait (4 victoires de suite dans la Poule G), et pourrait bien être l'un des favoris au titre.

Il faut dire également que les dirigeants ont donné les moyens de réussir au coach italien. Déjà bien parti en championnat, le technicien a reçu plusieurs renforts de choix cet été. Bruno Alves, l'international portugais du FC Porto est arrivé pour 22 millions d'euros, tout comme le défenseur serbe de l'Udinese Aleksandar Lukovic (7 millions). Sergey Semak, double champion en titre avec le Rubin Kazan est également venu amener son expérience. Le club attend désormais le début de la prochaine saison avec impatience, en Mars prochain, pour continuer son aventure en Europa League et entrer dans son nouveau stade de 60.000 places, initialement construit par le sponsor Gazprom, mais qui connait du retard.

Les Moscovites distancés

Derrière ce champion aux gros moyens financiers, on retrouve le CSKA Moscou, 2e meilleure attaque du pays. Malgré le retour de Vagner Love (9 buts), et l'arrivée en juillet de Seydou Doumbia, pour 10 millions d'euros, le club n'a pas pu atteindre au Zénith. Le podium est complété par le double champion en titre, le Rubin Kazan (club du Tatarstan), et son excellente défense (16 buts encaissés). Les autres clubs de la capitale sont bien plus loin au tableau final de cette saison. En effet, privés du titre pour la 4e fois de suite, les clubs de Moscou sont à la peine. Le Spartak Moscou, 4e, en dépit de la très bonne saison de Welliton, meilleur buteur (19 réalisations) compte 19 points de retard sur le champion, le Lokomotiv Moscou en compte 20 juste derrière. La plus grosse déception vient du Dynamo Moscou, malgré un bon Kevin Kuraniy (9 buts en 15 matchs), qui finit 7e à 28 longueurs.

Les provinces à l'honneur

Intercalé entre les cadors de la capitale, la bonne surprise de la saison est le Spartak Naltchik, 6e, qui boucle sa 5e saison dans l'élite avec sa meilleure place. Ce club fait la fierté du peuple Kabarde, situé parmi les républiques russes du Nord-Caucase, en rivalité avec les puissances située à 1500 km au nord. Trois autres clubs de la région ont disputé le championnat, avec plus ou moins de succès. Le Terek Grozny, qui fait partie de la Tchétchénie, a terminé 12e du classement. Les déplacements des clubs moscovites sont toujours des évènements très symboliques pour cette ville marquée par les guerres.

Juste devant au classement, on retouve le FC Anzhi Makhatchkala, représentant du Daguestan. Le club situé en bord de la Mer Caspienne, promu en début de saison, a obtenu le droit de rester parmi l'élite. En bas du tableau, c'est le club de l'Alania Vladikavkaz qui est relégué, cette équipe d'Ossétie du Nord rejoindra la 2e Division en compagnie du Sibir Novosibirsk, club sibérien. C'est donc toute la mosaique russe est qui représentée à travers ce championnat aux multiples facettes.

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