River Plate une tête au-dessus de Boca Juniors (1-0)

Le Super Clasico du championnat argentin se jouait ce lundi avec deux équipes lâchées au classement, analyse de la rencontre.

Dans un stade Monumental comble, une ambiance de feu guette les deux équipes mythiques du pays pour ce 190e derby de Buenos Aires. Les papelitos tombent des tribunes sur la pelouse, les locaux sont applaudis, alors que les stars adverses sont conspuées, la toile de fond est en place pour vivre l'un des match les plus chaud de la planète.

Deux équipes en pertes de vitesse

Opposition de style entre River Plate, dirigé depuis peu par Juan Jose Lopez, ancien joueur emblématique du club des années 70, mais également passé par Boca une saison en 82. International argentin, il assure l'intérim depuis le départ d'Angel Cappa. Costume deux pièces, cheveux plaqués en arrière, le technicien soigne son image d'intérimaire. Sur l'autre banc, Claudio Borghi, en survêtement jaune et bleu, champion du Monde 1986 avec Maradona, et surtout ancien joueur de River Plate à la fin des années 80.

Les compositions d'équipes sont également différentes. River Plate aligne un 4-3-3, avec Juan Pablo Carizzo dans la cage, de retour de 2 ans en Europe (Lazio Rome, Saragosse), une défense composée du Paraguayen Adalberto Roman à gauche, de Paulo Ferrari à droite, l'un des plus anciens du groupe. Dans l'axe, on retouve Alexis Ferrero à côté de Jonathan Maidana, ancien de Boca, prêté par les Ukrainiens du Metalist Kharkov. Au milieu, c'est un trio solide autour du vétéran Matias Almeyda (37 ans), de retour aux affaires. Se joignent à lui Walter Acevedo et Roberto Pereyra. Devant, c'est le grand écart générationnel en les deux joueurs de couloirs, Ariel Ortega (36 ans, 87 sélections), et Erik Lamela (18 ans, 10 matchs en pro). Tous deux entourent le puissant Mariano Pavone.

En face, c'est un système en 5-3-2 qui est aligné pour tenter de venir dominer le match. Javier Garcia effectue son premier match de la saison dans le but. La défense centrale est une solide muraille, avec Nicolas Caruzzo (5 sélections), Juan Insaurralde (1.87m, 2 sélections), et Cristian Cellay, le look bad boy de l'équipe. Sur les côtés, Clemente Rodriguez (13 sélections) à gauche, alors que Matias Gimenez occupe le couloir droit. Au milieu, le duo de récuperateurs est combattif, avec Jesus Mendez, formé à River, et Sebastian Battaglia (10 sélections). Devant eux, ont trouve le meneur de jeu de cette équipe Juan Roman Riquelme, monument du sport argentin, vainqueur de 3 Copa Libertadores avec le club. Enfin, le duo d'attaque est formé par Pablo Mouche et Martin Palermo (37 ans), toujours efficace au sein de cette formation.

Mr Hector Baldassi tient le sifflet pour cette rencontre, il est le meilleur arbitre national, c'est lui qui était à la Coupe du Monde en Afrique du Sud.

Une partie intense et accrochée

Le début de match est en faveur des joueurs de River Plate, qui tiennent le ballon est viennent planter des banderilles dans le camp adverse. Après seulement quelques minutes de jeu, Riquelme se plaint d'une douleur à la cuisse et demande le changement. Le banc lui ordonne de continuer sur le terrain et faire ce qu'il peut. Mais Boca ne pouvant pas tenir le ballon, c'est River qui se créé les meilleures occasions. Pavone est tout près d'ouvrir la marque, mais son tir passe de peu à côté. Lamela se montre à son avantage dans son couloir gauche, passant régulièrement en revue les membres de la défense. Les coéquipiers de Riquelme tentent également de joueur sur les ailes, Rodriguez remonte les ballons, mais manque souvent de soutien. Palermo n'est pas assez servi et Mouche plutôt discret. A l'inverse, Ortega retrouve des ailes pendant le match et donne le tournis aux défenseurs, le trio de récuperateurs de son équipe prend le dessus dans l'entrejeu. A la pause, le score est toujours de 0-0, même si River se montre plus dangereux.

Riquelme reste aux vestiaires, remplacé par Chavez. Boca ne parvient toujours pas à tenir le ballon, la première occasion est pour les locaux, sur un coup franc de Lamela. La Banda Roja réclame ensuite un penalty pour une main de Caruzzo dans le surface, mais Mr Baldassi ne bronche pas. Deux minutes plus tard, corner pour River côté droit, alors que les protestations continuent. Lamela le frappe du gauche, enroulé, au niveau du premier poteau, Maidana s'élance, saute plus haut que tout le monde croise sa tête vers le côté opposé, le ballon rebondit au sol, et accélère jusque dans le petit filet de Garcia, qui est battu (1-0, 53e minute). River Plate ouvre le score grâce à un ancien joueur de Boca, du classique dans ce genre de rencontre. Borghi réagit en faisant entrer deux nouveaux joueurs, Monzon et Viatri, mais ses changements ne bouleversent pas la suite du match, que River maitrise encore. Ce sont mêmes les Blanc et Rouge et qui obtiennent les dernières actions du match.

L'arbitre signale la fin de 90 minutes acharnées (7 cartons jaunes) dans un stade qui explose de joie, après 7 matches sans victoire, les Millonarios renouent enfin avec le succès et se rapprochent des places d'honneur. A contrario, les Xeneizes sombrent avec une 7e défaite cette saison, à la 15e place du classement.

Quelques heures après la rencontre, on apprend le licenciement de Carlos Borghi par le club de Boca Juniors !

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