Santos remporte la Copa Libertadores grâce à Neymar

Le jeune attaquant brésilien a permis à son équipe de remporter le précieux trophée en inscrivant un but face à Penarol (2-1).

Le match aller avait été assez mouvementé la semaine passé en Uruguay. Sur sa pelouse, Penarol avait difficilement supporté une simulation de Neymar en début de match et l'avait mis à rude épreuve durant le reste de la partie (0-0). Au match retour, le Brésilien s'est vengé en offrant la Copa Libertadores à son club (2-1).

Le sacre presque 50 ans après celui du mythe Pelé

Ce trophée obtenu pas les Santasticos cette saison récompense un excellent parcours en Copa Libertadores. En effet, les Noir et Blanc restent sur une série de 11 matches sans défaite. Finaliste malheureux en 2003 contre Boca Juniors, le FC Santos met donc un terme à 48 ans de disette, puisque les deux seuls Copa Libertadores à son palmrès dataient des années Pelé (1962 et 1963). La phase de poule n'a pourtant pas été évidente, avec trois matchs très compliqués d'entrée, et un doute qui s'est installé fortement.

Dans le Groupe 5 de cette édition 2011, le Santos en pleine préparation d'avant-saison n'a pas été capable de faire la différence au Venezuela contre Tachira (0-0). À domicile, les Paraguayens de Cerro Porteno ont égalisé à la dernière minute de la partie (1-1). Pour clore les matches allers, le club s'est même incliné au Chili sur le terrain de Colo Colo (2-3). Mais les Peixe se sont arrachés pour remonter la pente, battant Colo Colo, bien que réduits à 9, en conservant l'avantage obtenu tôt dans le match (3-2). Privés de Neymar et Ze Eduardo, les Noir et Blanc ont tout de même enchaîné avec un succès au Paraguay (3-1), avant de conclure par une belle revanche contre Tachira (3-1).

Invaincus dans le tableau final de la compétition

Deuxième de sa poule avec 11 points, Santos a donc obtenu son ticket pour la phase finale de la compétition. La première marche n'était pas des plus simples à gravir, puisque le Club America de Mexico est une grosse écurie latino-américaine. Vainqueurs à Santos à l'aller, sur un but de leur meneur de jeu Ganso, les Peixe ont ensuite réussi l'exploit de conserver leur avance au match retour (0-0). En quart de finale, Santos s'est débarassé d'Once Caldas, club colombien, avec une passe décisive et un but de Neymar (1-0,1-1). En demi-finale, l'attaquant a une nouvelle fois fait trembler les filets au match retour (1-0,3-3).

En finale, Santos était donc opposé à Penarol, dont la solide réputation précedait une équipe moins prestigieuse. Le club uruguayen a en effet déjà remporté 5 fois le Copa Libertadores (1960, 1961, 1966, 1982 et 1987). Mais le cru 2011, emmené par son capitaine Dario Rodriguez, est bien moins talentueux et compte essentiellement sur une bonne organisation tactique. Au match aller, en dépit de la ferveur populaire, les Jaune et Noir ne sont pas parvenus à faire la différence (0-0).

Une semaine plus tard, Santos a donc logiquement remporté la partie sur son terrain. Au retour des vestiaires, Arouca percutait au milieu de terrain, transmettait à Neymar, excentré au gauche dans les 16 mètres, qui ouvrait le score d'une frappe à terre (1-0, 47e). Après l'heure de jeu, c'est sur une montée de Danilo que venait le deuxième but (2-0, 69e). En fin de partie, Durval trompait son propre gardien suite à un centre d'Estoyanoff (2-1, 79e). Plus rien de sera marqué malgré la pression uruguayenne, pour un titre assez logique de Santos, supérieur techniquement au Penarol.

Neymar, Ganso et consort peuvent désormais s'envoler vers l'Europe.

Si plusieurs joueurs de l'effectif ont déjà connu le Vieux Continent, comme Leo (Benfica), Edu Dracena (Fenerbahçe, Olympiakos) ou Elano (Manchester City, Shakhtar), les autres ne devraient pas tarder à le rejoindre. En tête de file, on devrait retrouver le fantasque Neymar, dribbleur hors-pair de 19 ans, qui est suivi de très près par Chelsea et le Real Madrid. Dans la lignée de Robinho, qui était de la finale de 2003 pour Santos, ce gabarit très frêle devra cependant s'adapter au football européen, car il semble mentalement et physiquement à des années des exigences d'un grand club en Ligue des Champions.

Son passeur numéro 1, Paulo Henrique Ganso, est lui aussi tout proche de l'Europe. Suivi par des écuries italiennes, espagnoles, mais aussi par le PSG, qui possède de plus gros moyens désormais, on pourrait bien le voir arriver d'ici quelques semaines. Ce meneur de jeu à l'ancienne de 21 ans ne compte pourtant qu'une seule sélection avec le Brésil. Plus solide que Diego, son prédecesseur de 2003, il devra néanmoins faire le bon choix. Bien moins médiatisé, leur partenaire d'attaque Ze Eduardo (23 ans) connait déjà sa future destination, puisqu'il a signé cet hiver pour le Genoa. Enfin, le tout jeune latéral droit, Danilo (19 ans) a dû convaincre nombre de recruteurs lors de cette campagne continentale, avec 4 buts à son actif.

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