Valentin Ivanov, ancienne star de l'URSS n'est plus

Après Florian Albert, un autre co-meilleur buteur de la Coupe du Monde 1962 nous a quitté en cet automne 2011.

Il fut l'un des vedettes pendant des années de la très efficace équipe d'URSS, qui a remporté les Jeux Olympiques, le tout premier championnat d'Europe, et qui fit trembler les grandes nations en Coupe du Monde. Valentin Ivanov est décédé à l'âge de 76 ans, ce 8 novembre 2011 dans la capitale russe.

A l'usine dès l'âge de 10 ans

Symbole d'une époque révolue, où l'Union Soviétique inspirait respect dans toutes les disciplines sportives, cet attaquant part avec un palmarès long comme le bras. Valentin Ivanov s'est pourtant battu des années durant, contre un quotidien très compliqué. Elevé seul par sa mère, avec ses trois frères, il a donc mis la main à la pâte dès l'enfance, soutenant l'effort fraternel pour soutenir la famille. De sa jeunesse, il se souvient donc du football comme d'un " passe-temps ". En effet, pas le temps de rigoler, il fallait ramener de la nourriture sur la table " Mes deux frères ainés sont vite partis pour gagner leur vie, moi-même j'ai passé 7 ans derrière une machine ".

Malgré ce quotidien très rude, il trouve le moyen d'échapper à la dureté du travail pour briller sur les terrains de football. D'abord fan du Dinamo Moscou, il se fit repéré dans un tournoi de jeunes footballeurs organisé, et c'est à cette occasion que les dirigeants du Torpedo Moscou ont placé un oeil sur lui. Recruté en 1952, à 18 ans, il intègre d'abord le célèbre partenaire de son club, la ZIL (Zavod Imeni Likhachova). Le propriétaire du club n'est autre que celui de l'usine automobile, qui produit des véhicules en tous genres.

Des voitures de luxe ... en confection

Alors que la plupart des footballeurs actuels se baladent nonchalamment dans des bolides hors de prix. Valentin Ivanov les touchait également, ses grosses berlines luxueuses...mais au travail. Dans l'usine qui produisait la Zis 110, il assemblait donc les pièces avec d'autres jeunes joueurs de son équipe. Mais l'année suivante, l'entraineur de l'équipe première changea sa vie, en l'intégrant dans son groupe pour le championnat professionnel. Le début d'une nouvelle vie pour le jeune homme. Issu du même cru que l'autre génie du club, Eduard Streltsov, il débute donc dans l'élite lors de la saison 1953.

Contre Puskas devant 103.000 personnes au Stade Lénine

Le duo grandit petit à petit au sein du championnat, et pèse de plus en plus sur les résultats de son équipe. Streltsov et Ivanov sont alors appelés en sélection d'URSS, pour un déplacement en Suède. Le 26 juin 1955, la jeune formation soviétique inflige une véritable leçon de football à cette équipe nordique, pourtant très expérimentée (6-0). Ivanov livré un récital, pour servir Streltsov durant tout le match, et conclu la rencontre avec un but. Cette jeune ossature grandit ensemble et devient quasiment invincible. Elle s'offre même le scalp de l'équipe de RFA, championne du monde en titre (2-1) grâce à un but de Valentin Ivanov.

Le 23 septembre 1956, l'URSS reçoit à Moscou la légendaire équipe de Hongrie, avec ses stars. Les deux meilleures équipes d'Europe se livrent une étonnante bataille, mais au bout, se sont les Magic Magyars qui s'imposent grâce à un but de Zoltan Czibor (1-0). L'Europe vit des heures troubles, et ce match est une passation de pouvoir entre les feux formations. Les stars hongroises quittent petit à petit le pays, pour rejoindre l'Espagne, alors que l'URSS continue sa matche en avant sportive.

Une médaille d'or aux Jeux Olympiques

En pleine confiance après une série de matches convaincant, l'équipe file vers l'autre bout du monde. Direction l'Australie, puisque les Jeux Olympiques sont accueillis par Melbourne. Dès le premier tour, les Soviétiques retrouvent l'équipe allemande, pour une qualification difficile obtenue en toute fin de rencontre (2-1). Au tour suivant, l'Indonésie est écarté (4-0). Après un succès face à la Bulgarie (2-1), Ivanov est à bout se souffle, et assiste depuis le banc de touche à la conquête de la médaille en finale contre la Yougoslavie (1-0). L'URSS devient alors l'un des équipes les plus cotés du monde, grâce à ce premier sacre olympique........(à suivre)

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