Le Complexe du castor, avec Jodie Foster et Mel Gibson

Le Complexe du castor, réalisé par Jodie Foster que l'on retrouve aux côtés de Mel Gibson, a séduit la critique internationale. Présentation du film.

Pari réussi pour le troisième long métrage de Jodie Foster en tant que réalisatrice. Ovationné par le public lors du Festival de Cannes (présenté hors compétition), et salué unanimement par la presse internationale, Le Complexe du castor se pare de bien des atouts – à commencer par son titre léger, amusant, presque intrigant.

Porté sur le devant de la scène par deux interprétations magistrales – Jodie Foster et Mel Gibson – ce film dramatique nous livre une histoire émouvante et pleine de justesse, entre vie de famille et crise de la quarantaine. Nul doute qu'ils seront de nombreux spectateurs à s'y retrouver.

Le Complexe du castor, ou la peur de ne pas être aimé : synopsis

Terriblement dépressif, Walter Black (Mel Gibson) quitte son domicile et tente de soigner son mal avec une peluche trouvée dans une poubelle. Un simili castor dont il s'éprend rapidement. Tel un ventriloque, le quinquagénaire s'adresse désormais aux gens à travers cette drôle de bête qu'il ne quitte plus, au grand dam de son épouse, Meredith (Jodie Foster), impuissante.

Rapidement, la marionnette lui procure la force de continuer à vivre, et Walter reprend le contrôle de sa vie. Mais il découvre aussi qu'il ne peut plus se passer de son castor. Plus qu'un confident, une nouvelle personnalité qui frôle la schizophrénie : quelle sera l'issue de cette addiction ?

En parallèle à la sévère dépression nerveuse de Walter, son fils aîné (Anton Yelchin) est tourmenté et angoissé à l'idée de souffrir du même mal que son père, qu'il déteste. Deux histoires différentes, un destin familial unique.

Le Complexe du castor, un film humain et atypique

Alors que le titre, Le Complexe du Castor , semble annoncer une comédie lourdaude, imprégnée de psychologie tortueuse et amère ; que l'affiche du film abonde en ce sens ; dès les premières minutes du film, le spectateur est bien contraint de revoir son jugement. La couleur est annoncée progressivement : du comique, presque loufoque – s'amouracher d'une marionnette ? – au tragique, Mel Gibson capte le spectateur et met son personnage à nu. Un être étrange, comique et inquiétant à la fois, que l'on adopte dès les premiers instants, comme il a adopté son castor.

Dans le même registre que Le Psy d'Hollywood ou American Beauty avec Kevin Spacey, Le Complexe du castor est un film d'une grande maturité, touchant et atypique, signé Jodie Foster, à qui l'on doit Le Petit Homme (1991) et Week-end en famille (1996).

Le Complexe du castor : « Mel Gibson est prodigieux »

Habitué ces dernières années à faire la une de la presse people pour ses sorties de routes et ses sorties de bars, celui que l'on a pris plaisir à découvrir dans Mad Max ou Braveheart trouve dans ce film un certain salut, et prouve qu'il est toujours un très bon acteur. « Il brille par son interprétation sensible, à fleur de peau », écrit Le Figaro dans son article très justement intitulé Jodie Foster redonne sa chance à Mel Gibson . « Un film puissant et troublant. Mel Gibson est prodigieux », surenchère Studio Ciné Live. S'il est sans doute trop tard pour racheter l'homme, le film de Jodie Foster rappelle qu'il est toujours temps de redécouvrir l'acteur « aux yeux océans ».

Et qui sait si dans les années à venir, le « complexe du castor » ne finira pas dans le jargon français de la dépression ?

  • Bande-annonce de Le Complexe du Castor .
  • Date de sortie du film : 25 mai 2011.

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