"Rien à déclarer", le dernier film de Dany Boon avec Poelvoorde

Trois ans après le succès des Ch'tis, Dany Boon présente son nouveau long métrage avec Benoît Poelvoorde. Sortie prévue le 2 février 2011.
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Rien à déclarer , le dernier film de Dany Boon, est sans conteste l'événement cinématographique le plus attendu de ce début d'année. Et pour cause, dans l'esprit ch'ti, la comédie n'est pas sans rappeler le raz-de-marée provoqué par Bienvenue chez les Ch'tis il y a trois ans - plus de 20 millions d'entrées ! Un challenge, donc, pour le p'tit gars du Nord.

En hommage à ses origines et à celles de Benoît Poelvoorde, le film sortira le 26 janvier 2011 en Belgique et dans le Nord de la France, tandis que Paris et le reste de l'Hexagone le découvriront une semaine plus tard, le 2 février. En attendant, les avant-premières triomphent déjà...

Rien à déclarer , entre les Ch'tis et les gendarmes : synopsis

Trois ans après Bienvenue chez les Ch'tis , Dany Boon troque son attirail de postier contre celui de douanier, et son vélo jaune contre une Renault 4. Son compagnon de route, Kad Merad, a, quant à lui, cédé sa place à un Benoît Poelvoorde pimpant, dans un rôle taillé sur mesure.

Janvier 1993. Ruben Vandevoorde (Benoît Poelvoorde) et Mathias Ducatel (Dany Boon), respectivement douanier belge et douanier français, sont contraints de travailler ensemble dans la première brigade volante mixte après la suppression des frontières. Voisins de douane mais ennemis de toujours, les deux compères vont malgré eux sillonner ensemble les routes frontalières à bord de leur Renault 4. Une confrontation historique menée avec une franche rigolade et un brin de tendresse par un duo pertinent, Boon le Ch'timi et Poelvoorde le Belch'.

Tourné à Macquenoise, en Belgique, Rien à déclarer ,c'est la réalité romancée d'une fin, celle des douanes franco-belges, supprimées avec l'entrée en vigueur du marché unique européen en 1993. Une page tournée qui semble avoir marqué Dany Boon. À la question "Quand l'idée du film est-elle née ?" il répond alors : "J'ai franchi à de nombreuses reprises cette fameuse frontière entre les deux pays [...] À l'époque, je me faisais arrêter et fouiller par les douaniers à chaque fois. Et là, quand je suis repassé par cette douane que je connaissais si bien, je suis tombé sur un véritable no man's land [...] On se serait cru dans une rue de western. J'ai tout de suite pensé qu'il y avait là un sujet éminemment cinématographique." (1)

Une occasion également d'aborder un sujet délicat, et toujours d'actualité : le racisme. Avec subtilité, et sans malaise, Dany Boon évoque dans son film la francophobie de Ruben (interprété par Benoît Poelvoorde) et ressort ainsi les clichés "racistes" dont il avait fait le thème de Bienvenue chez les Ch'tis . Et de préciser : "Puisque les Français et les Belges sont des cousins, la francophobie de Ruben Vandevoorde peut sonner réaliste, faire rire et réfléchir. On peut dire beaucoup de choses sur le patriotisme ou le racisme en agissant, ainsi, par ricochet. Il suffit de remplacer, dans la bouche de Ruben, le mot 'français' par 'arabe', 'juif' ou 'noir' et la dimension devient soudain différente." Un film humain donc ?

Rien à déclarer , sous la pression de Bienvenue chez les Ch'tis

20 millions, c'est le nombre de spectateurs qu'a engendré le deuxième opus de Dany Boon, Bienvenue chez les Ch'tis (le premier étant La Maison du bonheur ). Autant dire qu'il a mis la barre très haut. Dès lors, la question qui pend aux lèvres est : Rien à déclarer fera-t-il mieux ? En tout cas, tout est mis en oeuvre pour : un budget de 20 millions d'euros (contre 11 pour Bienvenue chez les Ch'tis ), un casting de choix (Boon, Poelvoorde, Karin Viard, François Damiens, Laurent Gamelon), un scénario séduisant. On ne demande plus qu'à voir !

Bande-annonce de Rien à déclarer (Pathé Distribution)

(1) Interview de Dany Boon pour le film Rien à déclarer

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