Les précipitations neigeuses en fonction des températures d'air

Neige, grésil, pluie verglaçante, granules de glace... Selon la température extérieure, les précipitations diffèrent et il faut rester vigilant.

La neige est un type de précipitation formée d'un noyau de congélation et de glace. Le noyau de congélation peut être une particule de poussière ou un ion, et est absolument nécessaire pour la formation d'un cristal de glace, cette dernière se formant en bloc à partir de la vapeur d'eau seule qu'à des températures inférieures à -40°C.

Selon la température des couches atmosphériques traversées par le flocon de neige lors de sa chute, on observera divers types de neige. ( voir l'illustration )

La neige classique

La neige classique se forme lorsque la température est inférieure à 0°C pendant toute la chute du flocon. La neige est un ensemble de cristaux de glace plus ou moins gros selon la température de l'air. Si la température est proche de 0°C et que l'air est humide, les flocons de neige seront très gros et ne contiendront que très peu d'air: la neige sera très dense au sol. En revanche, par temps plus froid (inférieur à -15°C), les flocons seront petits et la neige sera poudreuse. Cette poudreuse peut ensuite créer, s'il y a du vent, des blizzards ou des congères.

Le grésil

Le grésil est un mélange de neige et de pluie. Il se forme lorsque la neige traverse, au cours de sa chute, une couche d'air dont la température est positive, puis repasse dans une couche d'air à température négative. Les cristaux de glace fondent puis regèlent en partie lors du passage dans la couche à température négative située près du sol. Lors de la recongélation, la pluie forme ce qu'on appelle des granules de glace qui ressemblent à des grêlons et rebondissent sur la chaussée. Le grésil annonce souvent un phénomène très dangereux, la pluie verglaçante...

La pluie verglaçante

La pluie verglaçante se produit dans les mêmes conditions que le grésil, sauf que la dernière couche traversée est moins épaisse. Les gouttes de pluie n'ont pas le temps de regeler et tombent au sol en état de surfusion, état dans lequel l'eau demeure en phase liquide même si sa température est inférieure à son point de congélation (0°C). La surfusion est un état métastable, ce qui signifie qu'une légère perturbation de son énergie potentielle transformera l'eau en glace, état stable à une température négative. Ainsi, dès que les gouttes d'eau surfondue touchent le sol, elles gèlent et produisent le verglas, phénomène météorologique extrêmement dangereux et qui produit de nombreux accidents de la route chaque année.

Un bon exemple de perturbation d'eau surfondue est celle du pare-brise gelé. C'est le matin, il fait -1°C et vous voulez enlever la couche d'eau liquide se trouvant sur votre pare-brise. Vous passez un coup d'essuie-glace et là, la couche d'eau s'avérait être surfondue et la perturbation d'énergie générée par le passage des essuie-glace a entraîné le gel du pare-brise. Il n'y a plus qu'à gratter...

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