Femmes médecins à Rome

Pendant l'Antiquité, des femmes ont réussi à être des médecins réputées et étudiées. Grâce à des citations nous pouvons connaître certains de leurs travaux.
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Dans le monde romain, les femmes ont fréquemment exercé le métier de médecin ou du moins de sages-femmes. Quelques-unes seulement – et toujours des Grecques – ont couché par écrit les connaissances acquises par l’expérience. On connaît leurs travaux indirectement, par les citations que leur empruntent des médecins ou des auteurs antiques. Ces travaux sont malheureusement perdus. Au Moyen-Age, ces écrits sont rejetés voir détruits au nom de Dieu et de l’infériorité supposée des femmes dans les domaines de la science et de l’esprit. Maudite pomme d’Adam ! Grâce à des mentions dans divers traités de médecines de médecins hommes nous pouvons égrainer quelques noms de femmes célèbres qui exercèrent, en leur temps, la médecine.

Cléopâtre

Cette homonyme de la reine d’Égypte – qui était également Grecque – vécut au Ier siècle de notre ère. Son œuvre consiste en un Traité sur les maladies des femmes et un autre ouvrage intitulé Sur les soins corporels . Ce dernier traité scientifique a rencontré un fort succès auprès des médecins masculins. Galien, médecin réputé de Pergame au IIe siècle cite avec sérieux et insistance les travaux de Cléopâtre. Elle y traite notamment de la perte des cheveux, de la façon de les faire pousser et des maladies de peau du visage et du cuir chevelu.

Elephantis

Plus légère que sa contemporaine Cléopâtre, Elephantis est connu pour avoir été plus une poétesse et l’auteur de livres érotiques tel que De figuris coïtus , fort apprécié au Ier siècle. Amoureuse du sexe et des plaisirs, Elephantis voyait la naissance d’un enfant la fin de tout. Aussi, elle est l’auteur de diverses potions et autres recettes abortives. Ses travaux sont également repris par Galien et d’autres médecins.

Aspasie

De cette femme qu’il ne faut pas confondre avec la compagne de Périclès, on sait seulement qu’elle fut gynécologue. Elle est notamment citée par Aetius, médecin à la cour de l’empereur Justinien à Constantinople à la fin du Ve siècle. Celui-ci, auteur d’une encyclopédie médicale, s’appuie majoritairement sur les travaux d’Aspasie dans sa large partie consacrée aux femmes.

Quelques autres noms

Antiochis et Xanité sont deux médecins réputées dont les travaux consistent à l’apaisement des douleurs. La première contre les maux de rate, la seconde pour les traitements contre la gourme et la gale. Laïs, Olympias, Salpe et Sotira sont quatre sages-femmes, auteurs de traités sur les maladies purement féminines, liées par exemple aux parties intimes ou à la grossesse. Elles sont abondamment citées par Pline l’Ancien dans son Histoire naturelle .

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