Hypatie d'Alexandrie et autres savantes de l'Antiquité

Hypatie restera dans la légende de ses femmes intellectuelles de l'Antiquité qui ont insufflé un vent nouveau dans la recherche, la pensée et la philosophie
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Fort peu de femmes de l’Antiquité sont passées à la postérité pour leurs travaux d’érudition. Les femmes philosophes qui y sont parvenues ont laissé très peu de traces, leurs œuvres étant généralement perdues – les chrétiens de la fin de l'Antiquité et du Moyen-Âge passant par là – ou récupérées par des hommes peu scrupuleux. Mais on connaît parfois leur existence par l’évocation qu’en on faîte les auteurs classiques les plus respectueux de leurs travaux.

Hypatie d’Alexandrie

Sans doute la plus représentative du fanatisme et de la bêtise des premières années de l’ère chrétienne. Cette professeur et philosophe née vers 370, respectée par tout Alexandrie pour ces travaux mathématiques et astronomiques va être violentée, lapidée, assassinée, démembrée et enfin brûlée par les chrétiens d’Alexandrie qui voient en elle un cerveau malveillant de la religion et trop proche des arcanes du pouvoir romain à Alexandrie, hostiles aux religieux. Les sources se rapportant à elle, parlent d’une femme aussi belle que savante qui consacra sa vie à l’enseignement. Elle fut respectée par l’ensemble du corps intellectuel Alexandrins encore très réputé dans ce dernier siècle de l’Antiquité. Sa fin tragique en 415 marque un réel tournant dans les mentalités et annonce l’obscurantisme qui va s’abattre avec la religion chrétienne dans tout l’Empire… qui s’effondrera quelques dizaines d’années plus tard en 476 !

Théano

Disciple et épouse de Pythagore, Théano a vécu au Vie siècle av. notre ère. Elle fait partie des femmes admises dans la communauté des pythagoriciens. Une abondante littérature, d’une authenticité douteuse de part sa place privilégier qu’elle occupait en tant qu’épouse du maître, lui a été attribué.

Hipparchia

Sœur du philosophe Métroclès du IVe siècle av. notre ère, Hipparchia appartient à une riche famille de Méronée en Thrace. Elle demeure célèbre pour avoir épousé le philosophe cynique Cratès. Ce dernier, difforme et pauvre a pourtant essayé, en vain, de la dissuader de l’épouser. Après l’union, elle adopte le mode de vie des cyniques, ondé sur le mépris de la propriété et la critique e l’ordre établi et es conventions. Elle participe à des joutes oratoires et se félicité de consacrer son temps à l’étude plutôt qu’au tissage et à l’enfermement comme toutes les femmes grecques de sa condition.

Léontion

Disciple et maîtresse d’Épicure, Léontion est une Athénienne du IIIe siècle av. notre ère. Elle est l’auteur d’un traité contre Théophraste – célèbre philosophe botaniste – dont parle Cicéron. Son style a été fort admiré pour son aisance et sa grande pureté.

Asclépigénie, le modèle d’Hypatie

Elle est la fille de Plutarque – homonyme de l’historien – qui a fondé l’école néo-platonicienne d’Athènes. Elle enseigna au sein de cette école sous l’Acropole et eut ainsi la jeune Hypatie comme élève. Asclépigénie, outre son érudition, avait été initié aux rites magiques faisant appel aux esprits et divinités célestes.

Sources et compléments

Hypatie face aux chrétiens

Femmes médecins à Rome

Condition de la femme grecque

Rencontre d'Alexandre et de Diogène, fondateur de l'esprit cynique

La destruction d'Alexandrie et le barbarisme religieux

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