La statue de Zeus à Olympie, une merveille antique

Elles sont sept, mais la statue de Zeus à Olympie est la seule des merveilles dans le monde occidentale. Description.
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La statue chryséléphantine de Zeus à Olympie en Grèce, aujourd'hui détruite, est la quatrième merveille du monde de l'Antiquité. Elle trônait dans le temple du dieu, un lieu des plus importants de la religion grecque. La ville d'Olympie accueillait les jeux olympiques tous les quatre ans. Aussi, les champions dédiaient leurs victoires à Zeus et les grands de ce monde venaient également chercher la protection du dieu : Alexandre le Grand avait offert dans ce but des sacrifices avant de partir à la conquête de l'Orient.

Une commande spéciale

La statue a été construite probablement en 436 av. notre ère par Phidias qui avait été sollicité par Périclès pour la construction du Parthénon d'Athènes. Elle fut donc assez contemporaine de la réalisation de la statue d'Athéna Parthénos. Si beaucoup ont dit qu'elles se ressemblaient beaucoup, d'autres ont concédé que la statue du roi de l'Olympe était mieux réalisée. La statue de Zeus se situe à l'intérieur de son temple construit entre 470 et 456 par l'architecte Libon d'Elis. Les dimensions de l'édifice sont également remarquables : 27,68 m sur 64,12m, ce qui en faisait le temple le plus grand du Péloponnèse. Il a bien fallut quatorze années et des centaines d'ouvriers pour construire cet imposant monument, haut comme une maison moderne de trois étages. Celui-ci était représentatif de l'art classique grec. Le temple en calcaire empruntait son style au dorique et était constitué de six colonnes en façade.

Une statue d'ivoire et d'or

La statue se trouvait dans la pièce principale. Zeus était représenté assis sur un trône incrusté de pierres précieuses. Sa tête orné d'une couronne d'olivier – symbole des jeux – en argent touchait quasiment le plafond. La statue elle-même faisait 13 m de haut, et était constituée d'or et d'ivoire donnant à la statue des aires divines et sacrées, ainsi que son appellation : chryséléphantine. Zeus était habillé d'une robe et de sandales en or tandis que l'ivoire donnait un reflet merveilleux à sa peau. Dans chaque main, les attributs de son pouvoir : une figure d'Athéna Nikê – la victoire - dans la droite, un sceptre surmonté d'un aigle dans la gauche. On pense aujourd'hui qu'il a fallut au moins une tonne d'or et autant d'ivoire pour couvrir l'énorme sculpture. Enfin, les prêtres faisaient régulièrement enduire la statue d'huile d'olive afin de le protéger.

Ce qu'il en reste

Cette statue était considéré comme la plus représentative de la solennité et de la puissance de Zeus. L'art classique utilisé était alors à la mode : elle symbolisait une certain age d'or de l'art grec et de l'hégémonie d'Athènes pendant cette période. Il ne reste plus rien de la statue aujourd'hui, mais nous connaissons son effigie grâce aux pièces de monnaie et aux textes anciens qui décrivent l’œuvre de Phidias. On la déménagea dans un palais à Constantinople au Ve siècle de notre ère où elle y brûla, malheureusement, en 475, dans un effroyable incendie. Aujourd'hui, il ne reste que quelques fragments de l'atelier qui servit à construire la statue... le reste à bien évidemment disparu.

Source

Pausanias, Description de la Grèce

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