Nouvelles substances cancérigènes dans le Coca-Cola et le Pepsi

Un lobby américain vient de révéler la présence de deux molécules cancérigènes dans la fameuse coloration brune du Coca-Cola et du Pepsi.

Décidément Coca-Cola a bien du mal à sortir de la tourmente qui s’est emparée de la marque depuis quelques semaines. Après l’aspartame utilisé dans la version light et possible déclencheur d’accident vasculaire cérébral (AVC) et la recette révélée après près de 125 ans de mystère, c’est au tour du colorant «caramel» d’être sur la sellette!

Deux substances toxiques mises à jour dans la composition des colas

En effet, un lobby de la santé basé à Washington, the Center for Science in the Public Interest ( CSPI ), vient de révéler la présence de substances cancérigènes dans la fameuse coloration brune du Coca-Cola et du Pepsi. Selon son porte-parole: «Contrairement au caramel préparé chez soi, en faisant fondre du sucre dans une poêle, la version artificielle à l'origine de la couleur «coca» est le fruit de la réaction chimique obtenue par l'association de sucre, d'ammoniac et de sulfites portés à haute température». Cette méthode produirait également deux substances cancérigènes chez les animaux et donc potentiellement chez l’être humain: le 2-Méthylimidazole et le 4-Méthylimidazole.

2-MI et 4-MI responsables de cancers

Le National Toxical Program (NTP), un institut de recherche américain, a confirmé la toxicité de ces substances. Elles pourraient être responsables, entre autre, de leucémies et de certains cancers des poumons, du foie et de la thyroïde.

Demande de suppressions des produits en contenant

La coloration ainsi obtenue est connue sous le nom de Caramel IV. Elle intervient dans la composition de nombreux produits alimentaires comme les sodas ou la sauce soja, autrement dit dans des denrées fréquemment consommées. C’est pourquoi le CSPI souhaite faire interdire les aliments contenant ce «caramel» toxique. De plus, la mention «coloration caramel» peut être interprété comme «coloré avec du caramel» par les consommateurs selon le porte-parole du lobby. Il précise que: «C'est un mélange chimique, tout simplement et non pas une réaction naturelle. Bien que le caramel n'ait pas de propriétés diététiques, il a, au moins, le mérite de ne pas contenir de substances cancérigènes.»

Un risque faible mais réel

Le directeur du CSPI, Michael F. Jacobson, reconnait que le risque est relativement faible comparé à celui dut à la haute teneur en sucre des sodas mais qu’il ne doit pas être négligé. Il ajoute qu : «les colorants cancérigènes n’ont pas leur place dans l’alimentation, d’autant plus que leur seule fonction est esthétique».

(Rappelons qu’une simple canette de Soda contient environ 40g de sucre soit pratiquement la quantité à ne pas dépasser par jour. Même si les français sont aujourd’hui les plus minces d’Europe, la proportion de personnes en surpoids ne cesse d’augmenter.)

Pour l’heure, les groupes Coca-cola et Pepsi n’ont pas souhaité régir à ces accusations.

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