Les associations et l'aide alimentaire

Tout le monde connaît les Restaurants du cœur. Cependant, d'autres associations aident les plus démunis à se nourrir tout au long de l'année.
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Les Restaurants du cœur ouvrent leurs portes de décembre à mars, et offrent des repas gratuits tous les jours, du lundi au vendredi. Devant l'afflux des demandes, des inter-campagnes ont été créées en dehors de cette période (mai, juin et septembre octobre) pour ceux qui sont dans les situations les plus désastreuses.

D'autres associations offrent également des aides alimentaires, comme le Secours Catholique, le Secours Populaire ou la Croix-Rouge. Cette dernière intervient davantage auprès des SDF auxquels elle distribue des sandwichs.

Enfin, des organismes privés interviennent aussi. Les distributions ont lieu toute l'année (hors vacances d'été) mais seulement un ou deux jours par semaine et, parfois, dans l'urgence. Une faible participation financière est demandée, ce qui permet aux bénéficiaires de se sentir moins gênés. Dans tous les cas, les principes sont sensiblement les mêmes.

La collecte de nourriture

Pour pouvoir nourrir des familles, le premier élément est, bien entendu, d'avoir des aliments. Les associations se fournissent en priorité auprès des banques alimentaires (une dans chaque département) qui récupèrent les surplus de l'Union européenne. Ces denrées sont revendues aux associations à des tarifs modiques certes, mais il faut malgré tout faire face à cette dépense.

L'autre solution, en parallèle, c'est la collecte dans les supermarchés et les hypermarchés. La collecte nationale a lieu le dernier week-end de novembre mais elle est insuffisante. D'où des actions intermédiaires. On fait également appel à des donateurs ou à des initiatives originales. C'est ainsi que dans certaines régions l'association des Jardiniers de France cultive des pommes de terre qu'elle donne aux Restaurants du cœur. Enfin, certains hypermarchés acceptent de donner les denrées qui sont à la limite de péremption ou dont les emballages ont été détériorés.

Ce qui implique d'avoir des véhicules et des chauffeurs bénévoles, sans parler des conditions de stockage: un lieu avec étagères, réfrigérateurs et congélateurs pour les produits frais.

Enfin, les associations complètent avec leurs fonds propres.

Les bénéficiaires

Les bénéficiaires sont adressés aux associations par les services sociaux. Un dossier est constitué lors de la première visite: il regroupe tous les revenus dont dispose la famille et le nombre de personnes dont elle est composée. Ce qui permet de déterminer un seuil pour que l'aide soit acceptée. Dans tous les cas, il est demandé de ne pas émarger à plusieurs organismes. Bien sûr, quelques uns arrivent à passer à travers les mailles du filet mais ce n'est pas la majorité, loin de là.

En plus de l'aide alimentaire, d'autres services sont souvent proposés comme des vêtements, des petits meubles ou de la vaisselle pour ceux qui cherchent à s'installer, là aussi à des prix peu élevés.

A Noël, très souvent, des jouets sont distribués aux enfants. Enfin, un accompagnement est procuré pour ceux qui cherchent à s'en sortir.

Complémentarité et non concurrence

On pourrait penser que plusieurs associations œuvrant sur un même secteur pourraient se faire concurrence, ce qui n'est pas du tout le cas. Au contraire, elles travaillent le plus souvent la main dans la main.

Pour toutes, la décision de l'Union européenne de réduire son aide alimentaire est une catastrophe. En effet, du fait des directives très strictes concernant l'agriculture, les surplus sont de plus en plus faibles. Par ailleurs, les pays nordiques s'élèvent contre cet état de fait arguant qu'ils aident eux-même leurs personnes démunies et qu'ils n'ont pas à le faire pour celles d'autres pays. Les Etats proposent donc de fournir des bons d'achat en compensation. Les associations restent malgré tout circonspectes. D'autant plus que depuis deux ou trois ans, elles observent une montée en puissance de 10% par an du nombre de demandeurs.

Source: Secours Populaire de Mantes-la-Ville (78). Assemblée générale du samedi 24 septembre.

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