Le parc d'Ischigualasto, en Argentine

Avec le parc de Talampaya, le parc d'Ischigualasto forme une réserve naturelle et géologique très impressionnante.
7

Le parc d'Ischigualasto est riche en flore et en faune autochtone.

Algarrobos, rayitos de sol (une petite plante grasse), fougères ou chicas côté flore, guanacos, pumas, renards, lièvres de Patagonie, nandous, condors, côté faune: voilà qui ne peut que ravir le visiteur épris de nature.

Le parc d'Ischigualasto partage avec le parc naturel de Talampaya son inscription, depuis 2000, sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco et un territoire de plus de 275 300 hectares, à l'ouest des Sierras Pampeanas, dans le centre de l'Argentine ( http://whc.unesco.org/fr/list/966 ), sur les provinces de San Juan et de La Rioja.

Historique

Les fouilles de Fengenli, en 1942, mirent au jour des restes de cinodontes. En 1944, le géologue Hein continue les fouilles... Puis, à la suite d'une conférence au musée argentin des sciences naturelles de Buenos Aires, il est décidé que le site sera étudié de plus près. Après un passage dans la région de Mendoza, l'expédition arrive à Ischigualasto. En avril 1958, le site révèle toute sa richesse paléontologique : "Cada paleontólogo suena con encontrar, algún dia, un yacimiento virgen cubierto con cráneos y esqueletos. Casi nunca se realiza este sueño. Para nuestro asombro y felicidad el sueño se cumplió para nosotros en Ischigualasto" ("Chaque paléontologue rêve de découvrir un beau jour un gisement vierge couvert de crânes et de squelettes. Mais ce rêve ne se réalise jamais. A notre plus grande surprise et plaisir, le rêve s'est réalisé à Ischigualasto") lance alors le Dr Romer (1894-1973) ( http://www.ischigualasto.com/principal.htm , le 6/05/2011).

Depuis, des fouilles régulières sont organisées sur les lieux. En 1971, le parc naturel est créé par le gouvernement provincial de San Juan et devient un haut lieu de la recherche paléontologique.

Visite

Un paysage aussi lunaire que le tout proche parc naturel de Talampaya, avec des concrétions rocheuses très parlantes, comme les surprenantes boules d'érosion ("canchas de bochas"), ou bien celles plus conséquentes appelées "l'indien endormi", "la cathédrale", "le chameau" ou encore "la vache", "le sous-marin", "le champignon", etc. On y trouve aussi des traces de dinosaures vieux de plusieurs millions d'années comme le taxon Labyrinthodontia (laberintodonte - 180 millions d'années), ou encore le cynodonte (cinodonte - 210 millions d'années), etc.

Sur les parois rocheuses, on découvre des pétroglyphes de formes humaines, serpentines, géométriques, et dont l'interprétation reste encore à définir.

Etymologie

Ischigualasto voudrait dire, en quechua, "lieu où s'est posée la lune".

Informations pratiques

Comment y arriver : http://www.ischigualasto.org/comollegar.php

Le parc est ouvert du 1er avril au 30 septembre de 8 h à 16 h, et du 1er octobre au 31 mars de 8 h à 17 h; le 24 et le 31 décembre, dernières entrées à 11 h. Fermé le 25 décembre.

Les visites peuvent s'effectuer en véhicules particuliers, en minibus ou en car. De jour comme de nuit, vous pourrez profiter des enchantements du lieu. Plusieurs circuits se complétent.

Le saviez-vous ?

La Médaille Romer-Simpsopn de l' Asociación Paleótologo Argentina , ainsi nommée d'après Alfred Sherwood Romer (1894/1973) et George Gaylord Simpson (1902/1984), deux des plus grands paléontologues du 20e siècle, récompense chaque année, depuis 1987, les meilleurs travaux de paléontologie des vertébrés.

Pour en savoir plus sur la signification des pétroglyphes, cliquez ici. A lire également sur Suite101.fr, l e parc naturel de Talampaya http://www.suite101.fr/content/le-parc-naturel-de-talampaya-en-argentine-a27988

Sur le même sujet