Le parc naturel de Talampaya, en Argentine

Un site paléontologique de grande importance, au coeur de l'Argentine. Une visite à ne rater sous aucun prétexte !
7

Le parc provincial de Talampaya, fondé en 1975, devenu parc naturel en 1997 et inscrit sur la liste du patrimoine de l'humanité de l'Unesco avec le parc voisin d'Ischigualasto depuis le 29 novembre 2000, se trouve dans le nord-ouest de l'Argentine.

Sur plus de 215 hectares, il offre un paysage fantastique, parfois lunaire (Valle de la Luna) fait de vastes espaces sablonneux, de végétation rase parfois verdoyante aux abords des parois verticales et au creux des cañons (cañon Arco Iris, de Talampaya), aux couleurs ocre et sable.

La vie animale y est bien présente, notamment avec les guanacos, les lièvres de Patagonie, les pumas, les tatoos, les renards gris, etc. Certains se laisseront observer, en particulier si l'on choisit de visiter le site à la nuit tombée, avec l'une des nombreuses formules de visites proposées.

Connu et reconnu comme réserve archéologique et réserve paléontologigue, le parc naturel est une mine de découvertes. Depuis la première approche du géologue Alfred Stasmed en 1893, à qui l'on doit la découverte du site, jusqu'aux premières fouilles effectuées au siècle dernier, dans les années 1940, de nombreux fossiles du Permien (299 à 251 millions d'années avant notre ère environ) et du Triassique (245 à 208 millions d'années avant J.-C.) y ont été mis au jour.

Il est aujourd'hui possible de suivre les traces des habitants de ce lieu si particulier.

Visite

La visite du site avec les 4x4 des agents touristiques est l'une des meilleures façons de découvrir cet endroit si particulier, apportant quelque chose d'un peu aventureux dans la promenade touristique.

Cependant, des visites pédestres et à bicyclettes sont proposées aux plus courageux.

Même si les zones accueillant les fouilles ne sont pas accessibles au public, le reste du site est ouvert au tourisme.

Outre les merveilles géologiques, tels les cañons et le puits à écho, il est très intéressant de découvrir les différents empreintes et gravures sur les parois. Formes géométriques, formes serpentines, personnages et formes humaines: le tout est expliqué (ou pas) par le guide qui vous accompagne.

La Ciudad Perdida, avec un faux air de la Cappadoce de Turquie, présente des monolithes de différentes formes et de différentes tailles qui contrastent avec les parois vertigineuses des abords du site. Ces parois, qui apparaissent comme griffées, présentent des rainures qui jouent avec les effets du clair-obscur.

Ethymologie

Le nom de Talampaya proviendrait de mots quechuas signifiant "Fleuve de tala" (le tala est un arbre autochtone).

Informations pratiques

On rejoint le parc par la route provinciale nº26, qui relie Villa Unión et Los Baldecitos.

Le parc est ouvert du 1er mai au 10 septembre de 8 h 30 à 17 h 30, et du 11 septembre au 30 avril de 8 h à 18 h. Informations : talampaya@apn.gov.ar et talampaya@infovia.com.ar

Pour les visites : on peut contacter directement les services touristiques ou les Runacay services .

Sources : archives privées, Parque Talampaya http://www.welcomeargentina.com/parques/talampaya.html , Les nations unies http://whc.unesco.org/en/list/966 , sur le permien http://fr.wikipedia.org/wiki/Permien , Talampaya.com http://www.talampaya.com/parque_nacional_historia.php , http://www.seraustral.com.ar/novedades/talampaya_2009.pdf . A lire : Le parc d'Ischigualasto http://www.suite101.fr/content/le-parc-dischigualasto-en-argentine-a27992 , également sur suite101.fr

Sur le même sujet