Les avantages fiscaux de la location meublée

Si vous êtes propriétaire d'un bien immobilier, le louer meublé peut s'avérer intéressant, fiscalement parlant.
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Il faut bien entendu ne pas être un professionnel ! Mais s’il s’agit d’une location saisonnière, de chambres d’hôtes, d’un gîte, d’un appartement dans une résidence avec services ou d’une location à l’année, vous pouvez être concerné. Il convient de regarder de près les avantages fiscaux proposés.

Bien choisir son régime

Les revenus tirés d’une location «meublée» ne seront plus fonciers comme dans le cas d’une location traditionnelle, mais il s’agira de revenus intégrés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) de l’impôt sur le revenu ou des revenus liés au régime réel. Deux situations, deux avantages : dans le cas des BIC, l’abattement octroyé par le ministère des Finances est de 50%, dans celui du régime réel, toutes les charges sont déductibles des revenus.

Micro-BIC ou régime simplifié ?

Le micro BIC est un régime simple. Votre patrimoine est loué en meublé. Le montant de vos loyers, charges incluses, n'excèdent pas 32 000 euros annuels, vous relevez de ce régime. Votre taux d'imposition sera déterminé par le montant total de vos revenus. Si vos revenus fonciers dépassent les 32 000 euros annuels et si vous avez engagé d'importants travaux déductibles, le régime simplifié en meublé peut être intéressant. Il convient d'en faire la demande auprès de l'administration fiscale avant le 1er février de l'année pour laquelle vous sollicitez ce régime. Si le montant des travaux est particulièrement élevé, le déficit viendra en déduction de vos revenus.

De savants calculs

Suivant le nombre de logements possédés, le calcul peut s’avérer intéressant. Ainsi les bénéfices engendrés par certains biens pourront être imputés sur d’autres biens si des travaux ont été réalisés par exemple. Il est également intéressant de savoir que le régime réel permet l’amortissement des biens immobilisés pendant toute la période de l’emprunt. Les charges peuvent donc venir en déduction des recettes. Les conseils d’un comptable seront toutefois bien utiles.

La courte durée aussi

La location sur de courtes périodes peut s’avérer également très intéressante. En effet, s’il s’agit de la location d’une partie de la résidence principale, une exonération totale des loyers perçus peut être accordée par l’administration fiscale. Une condition toutefois : ne pas dépasser 760 euros annuels de revenus locatifs pour la location de chambres d'hôtes par exemple.

Une niche fiscale

Pour être loueur non professionnel, le fisc considère que les revenus locatifs ne doivent pas dépasser la moitié de son revenu global avec un plafonnement à 23 000 euros annuels. Pour les locations saisonnières, le fisc prendra en référence, non pas l’année entière, mais seulement un prorata. Si le dispositif de la location meublée peut être plus souple pour les propriétaires, Bercy est particulièrement attentif à cette «niche» fiscale qui pourrait bien être revue dans les prochaines années.

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