Barça-Real, la "maison blanche" en berne!

Barcelone a transformé ce clasico en partie de plaisir. 5-0 ! Face à des madrilènes dépassés, les catalans s'offrent en plus le fauteuil de leader...
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Ce mardi matin, c'est certain, Madrid et ses sympathisants ont la gueule de bois. Ce n'est qu'un match diront certains, rien qu'un petit match des 38 que compte le championnat d'Espagne. Oui, mais sort-on vraiment indemne d'un Clasico si peu maîtrisé? La réponse, José Mourinho ne l'a peut-être pas encore lui même, le "Special One" n'a d'ailleurs pas cherché à masquer sa frustration ce lundi soir, restant assis sur son banc bien impuissant au cœur d'un Camp Nou qui l'avait pourtant fait roi ces derniers mois. On se souvient là de ses coups de force réussis en Ligue des Champions, avec Chelsea d'abord, puis l'Inter l'an dernier.

L'ombre de Messi

Mais là le Real, son Real, n'a pas pesé bien lourd dans ce duel annoncé de gentlemen. Aux costards de rigueur aux bords de la pelouse, on a préféré l'ambiance d'un stade rouge et bleu aux anges. Et un autre "beau gosse", portugais lui aussi, a pour le coup semblé bien à l'étroit dans sa tunique royale. Cristiano Ronaldo, annoncé comme l'un des artisans du spectacle promis, est resté loin dans l'ombre du mini Messi, passeur décisif et technicien au service des siens, ce qui lui a valu d'ailleurs quelques coups bas bien placés. Mais revenons a Ronaldo, ou l'image parlante d'un joueur abandonné côté droit, laissant filer le cuir en touche sans inspiration (86'), pressé par un Puyol bouillant d'envie, et capitaine d'une troupe véritablement injouable. Xavi (10'), Pedro (18'), Villa (55', 58') et Jeffren dans les arrêts de jeu ont offert à leurs supporters le scalp d'un Réal pourtant invaincu jusque là sous l'air Mourinho, lequel avait d'ailleurs tout fait pour que ce lundi soir soit historique. Pas sûr qu'il pensait à un tel scénario. Pas plus qu'un Iker Casillas livré à lui-même, crucifié par ses potes de la sélection.

Et Benzema ?

Le pauvre gardien madrilène a même eu plus d'impact au moment de séparer un début de bagarre générale, dans une fin de match digne d'un Clasico, d'un vrai ! Bref, soirée noire pour les blancs, a oublier très vite car ce lundi, au jeu du taureau, ils auront été un sparring-partner de choix. Parmi les victimes, on retiendra enfin la transparence d'un Benzema qui ne pouvait pas faire mieux. La déception du français sera-t-elle masquée par la confiance que lui avait accordée son coach? Quoi qu'il en soit, si ce mardi matin Madrid fait grise mine, Barcelone, lui, enfilera la casquette de leader de la Liga, chipée avec brio à son ennemi juré et, semble-t-il, éternel.

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