Déjà la fin des sites de financement participatif dans la musique

Après seulement trois ans d'existence, le modèle de financement et de production lancé par Mymajorcompany.com s'essouffle.

En 2007, le site Mymajorcompany .com donnait un nouveau souffle à la production musicale et portait les espoirs d’un marché de la musique moribond. Enfin avec ces labels communautaires on pouvait espérer que le web 2.0 prenne tout son sens et atteigne une nouvelle étape de son développement. Le concept était clair : permettre à chaque internaute de devenir son propre producteur et d’agir sur l’avenir de ce qu’il aime. Les internautes ne sont plus uniquement des spectateurs ou des passeurs comme sur Myspace et Facebook…

Internet : principal vecteur de notoriété

Depuis déjà quelques années, de nombreux groupes ou artistes comme Les Artic Monkeys, Kamini ou Lily Allen avaient vu leur notoriété explosée grâce à You Tube et Myspace. Ils avaient mis leurs œuvres en écoute libre sur Internet, alors qu’ils n’étaient tout simplement, si l’on peut dire, que d’illustres inconnus, en faisant le pari que le bouche à oreille ferait le reste et en s’affranchissant des maisons de disque qui les dédaignent. Le pari pouvait paraître simple, ouvrir une vitrine d’artistes en devenir, en attente de pouvoir produire leur premier album et solliciter la communauté des internautes pour les soutenir et partager tant leur succès que leur aventure.

Des débuts prometteurs…

Mais malheureusement les débuts prometteurs que l’on connaît tous, le succès tonitruant de Grégoire (disque d’or plus de 250 000 disques vendus en 2008), qui est passé en quelques clics du statut d’illustre inconnu à star de la radio, n’ont pas été confirmés. Après trois ans, Mymajorcompany n’a pas réussi à réitérer le coup réussi avec Grégoire, mis à part Joyce Jonathan, mais à quel prix, le montant de la publicité a sans nul doute dépassé les 100 000 euros investis par les internautes.

En outre, les concurrents sont encore loin de démontrer la viabilité du modèle économique et de ce mode de financement, l’un des précurseurs, Sellaband est en grande difficulté et Spidart a mis la clef sous la porte en laissant sur le bord du chemin, les artistes en attente d’être produit.

Mais au final un réveil difficile.

Après trois ans, le réveil est difficile, non seulement ce n’est pas la révolution annoncée et la résolution des problèmes de financement de disque, mais le label d’un genre nouveau, s’appuyant sur les internautes et leur jugement s’est rapidement rangé dans la liste des labels standard, en formatant encore plus la musique.

La découvert du pot aux roses

Le modèle des labels communautaires, malgré les perspectives intéressantes de développement de liens avec les fans n’aura été qu’un moyen de limiter la prise de risque des maisons de disque. Alors qu’il existait un vrai besoin tant des artistes (pour financer leur disque et se faire connaître) et des internautes (découvrir et partager avec de nouveaux artistes), les labels se sont servis du qualificatif communautaire pour créer du buzz et financer leur production. La principale déception est sans doute là, ils n’ont créé aucune valeur en utilisant ce nouveau modèle économique, permettant d’aider cette industrie à aller de l’avant. Nous pouvions nous demander après le succès de Grégoire, coup marketing ou vraies perspectives ? Nous avons la réponse !

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