Les hormones au Féminin

Quelles sont les hormones responsables du développement, de la reproduction et des changements féminins. Mieux comprendre son corps et ses hormones.
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Le système hormonal est composé de différentes glandes endocrines, qui sécrètent des messagers chimiques appelés hormones. Il est intéressant, surtout pour les femmes, d’en connaîtren les caractéristiques et leurs fonctions.

Les hormones féminines sont responsables de la maturité sexuelle, la fertilité et la production de lait maternelle. Il est important d'avoir connaissance de leur fonctionnement afin de mieux comprendre leurs effets au quotidien et au cours les années.

De nombreuses hormones régulent la vie quotidienne des femmes. Ces hormones, même si on peut facilement en décrire les effets, restent parfois peu connues dans leur globalité. Elles régissent, contrôlent et orchestrent cependant la vie des femmes.

Nos amies les hormones

Le système hormonal féminin peut être répertorié en plusieurs catégories, directement liées aux fonctions premières des hormones : la fertilité (cycle de 28 jours), la grossesse et la production de lait. Les principales hormones responsables de ces mécanismes sont :

  • Les œstrogènes : ce sont les hormones sexuelles de la femme. Les œstrogènes, produits par les ovaires (gonades femelles), sont responsables de la maturité des organes sexuels nécessaires à la reproduction et provoquent la phase de l’ovulation. Durant la grossesse, le placenta lui aussi sécrète cette hormone. Lors de la première moitié du cycle menstruel, l’endomètre de l’utérus se prépare à l’implantation d’un embryon (la nidation). Après la conception, les œstrogènes permettent de maintenir la grossesse viable. Ils sont aussi impliqués dans la stimulation de la poitrine (augmentation) et la répartition des tissus adipeux.
  • La progestérone : cette hormone est sécrétée en grande quantité par les ovaires (plus précisément par le corps jaune) durant la deuxième moitié du cycle menstruel, ainsi que par le placenta au cours de la grossesse. L’une de ces fonctions est de permettre à l’endomètre de s’épaissir et de se renforcer afin d’accepter l’embryon.

Mais aussi…

  • Hormone follicule-stimulante (secrétée par l’hypophyse) : C’est l’hormone responsable du développement et de la libération de l’ovule à sa maturité, dans l'une des trompes de Fallope.
  • Hormone lutéinisante : Aussi secrétée par l’hypophyse sa principale fonction est de déclencher l'ovulation. L’LH permet à l’ovule de produire de la progestérone.
  • HCG ou Béta-HCG est une hormone présente chez la femme enceinte. Elle est produite par le placenta. C’est l’hormone qui est détectée au cours du test de grossesse. Son taux augmente au fil de la grossesse.

Prolactine et ocytocine

Au cours de la grossesse, le taux élevé d’œstrogène et de progestérone donne le signal aux seins de produire du lait. La prolactine déclenche la production de lait ainsi que sa circulation dans les canaux. La prolactine est associée à l'allaitement, au maternage et à la patience !

L’ocytocine est une hormone essentielle pendant l’accouchement. Sa sécrétion et son taux déterminent la progression du travail. L’ocytocine induit les contractions utérines pendant l’accouchement et sa production augmente graduellement. Cette hormone est indispensable au réflexe d'éjection du placenta et permet à l’utérus de retrouver sa forme et sa taille initiale après la naissance du bébé Au cours de l’allaitement, l'ocytocine stimule l'excrétion du lait. Les substituts synthétiques de l'ocytocine sont habituellement utilisés pour déclencher les accouchements, en milieu médicalisé.

Les autres hormones de l’accouchement

L’accouchement est en fait un savant cocktail d’hormones. Encore faut-il comprendre les éléments essentiels de cette alchimie afin de stimuler les bonnes hormones, celles qui faciliteront la progression du travail. La douleur physique associée aux contractions utérines, permet la sécrétion d’endorphine (opiacé naturel), l’hormone du bien-être. Cette hormone envoie un signal positif au corps de la femme pendant le travail et facilite la progression de l’accouchement. Ainsi il est important d’accompagner, avec tendresse et compassion une femme qui accouche afin qu’elle se sente en sécurité et qu’elle secrète de l’endorphine. Le soutien, est le rôle du partenaire et/ou de la doula .

En contrepartie, l’adrénaline, secrétée par le corps en réponse au stress, ralentit ou même arrête la production d’ocytocine et d’endorphine, donc ralentit le travail et le rend plus douloureux ; le risque d’interventions médicales ou de complications (administration d'ocytociques, péridurale) est alors plus élevé.

A noter que lors d’un accouchement naturel , le taux d’adrénaline est naturellement plus élevé en fin d’accouchement afin ainsi de favoriser la délivrance du bébé.

La sécrétion élevée de cortisol (hormone du stress) est souvent mentionné comme néfaste pendant l’accouchement.

Références : L'Hérault P. Connaissez-vous les endorphines? dans Et si on t'accueillait, Guide pré et post-natal, 1ere édition, La Chrysalide Centre de ressources en périnatalité, 1996, p.33

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