Que ressent-on pendant une contraction ?

Fausse alerte ou vrai travail ? Contraction : A quoi ça ressemble vraiment ?
691

L’une des questions posées le plus souvent par une femme enceinte pour la première fois et à mesure que la date supposée d’ accouchement se rapproche, est celle de savoir comment reconnaître une contraction. Les futures mères voudraient savoir à quoi s’attendre lors d’une contraction afin de pouvoir s’y préparer.

Au fur et à mesure que la naissance se rapproche, de nombreux changements surviennent et des nouvelles sensations se développent de façon quasi quotidienne. L’un de ces changements est l’apparition de contractions, « fausses contractions » appelées aussi contractions de Braxton-Hicks. Étonnamment, certaines femmes les ressentent tout au long de sa grossesse.

L’utérus

Dès les premières semaines, certaines femmes ressentent ce qui ressemble à des douleurs prémenstruelles, des tiraillements ou un durcissement au niveau du ventre. Ces douleurs sont souvent légères, irrégulières et elles disparaissent comme elles sont venues. En cas de doute, il est préférable de consulter son médecin ou sa sage-femme.

L’ utérus est tout simple un muscle qui se contracte lorsqu’il change de volume, se réduit, se durcit et se relâche. En fin de grossesse, l’utérus « s’échauffe » et commence à pratiquer pour le jour J. On considère les contractions de Braxton-Hicks comme de fausses contractions car même si l’ utérus se durcit pendant 20 à 30 secondes, les contractions n’ont pas d’action sur la dilatation du col de l’utérus.

Contractions

Comment reconnaitre les vraies des fausses contractions ?

Une femme perçoit les contractions à plusieurs endroits de son abdomen. Les Braxton-Hicks sont généralement ressenties sur le haut du ventre alors que les contractions du travail sont plus intenses vers le bas-ventre, le haut des cuisses, les fesses et les hanches.

Les vraies contractions ressemblent parfois aux crampes menstruelles. Certaines femmes peuvent aussi ressentir des douleurs lombaires et dans la région des reins. On parle alors « d’accouchent par les reins ». En cas d’une présentation postérieure, la tête du bébé presse sur la base du sacrum, région où il y a de nombreuses terminaisons nerveuses.

Le véritable travail (phase de latence) est accompagné de contractions régulières et physiquement intenses. Les douleurs liées à l’accouchement sont les seules, physiologiquement, à avoir « un sens » : elles préviennent la femme de la naissance imminente de l’enfant.

Les contractions efficaces se rapprochent de plus en plus, durent de plus en plus longtemps et deviennent de plus en plus intenses pendant au moins une heure. Elles sont rythmées et structurées. On a tendance à les comparer à des vagues. Généralement les contractions Braxton-Hicks ne suivent pas cette description.

Lorsque les contractions sont plus rapprochées les femmes sont alors en travail actif. Si les premières contractions s’espacées toutes les 30 à 15 minutes, vers la fin de l’accouchement leurs intervalles est seulement de 2 à 3 minutes.

Les contractions durent plus longtemps lorsque le travail s’installe. Au début elles sont de 30 secondes et peu à peu elles sont de 90 seconds.

Si les contractions s’estompent, ralentissent ou disparaissent complètement sous l’effet apaisant de l’eau (bain), il s’agit sans doute d’un faux travail.

Il est important de se souvenir que le travail et les contractions se présentent différemment chez chaque future maman et que même la femme peut avoir des perceptions et des accouchements différents. Si la grossesse n’est pas à terme, il est bon de contacter son médecin en cas de contractions.

L’augmentation du stress au moment de l’accouchement interfère avec la production d’endorphine et d’ocytocine. Lutter contre le stress et la montée d’adrénaline, pour favoriser une bonne progression des contractions et du travail est donc une priorité !

Références :

Attendre bébé, René Frydman et Christine Schilte.

Sur le même sujet