Réseaux Sociaux : Comportements des Enfants et des Adolescents

Ou la face cachée des réseaux sociaux et leurs effets secondaires sur le développement de la personnalité chez les jeunes. Attention, le danger existe bien.
08 Août
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A l’heure ou Facebook, Twitter et leur nouveau cousin Google+1, déclenchent des révolutions populaires (Tunisie, Egypte), des experts bien intentionnés ont analysé les effets, à courts et longs termes, de l’usage des réseaux sociaux.

De nombreux psychologues et experts en comportement humain se sont penchés sur les effets néfastes de l’usage excessif de Facebook, en autre, principalement sur les adolescents.

Larry Rosen, psychologue à l’Université de State Dominguez Hills, USA vient de présenter les résultats des ses études lors du congrès annuel de la très sérieuse « American Psychological Association », ce weekend à Washington DC. Ce professeur a passé ces 25 dernières années à étudier l’impact des nouvelles technologies (et plus récemment les réseaux sociaux sur Internet) sur les adolescents et les jeunes adultes.

Facebook, mon beau Facebook !

Les adolescents qui passent un temps important sur Facebook, ont plus de chance de présenter des troubles de la personnalité, telles que la paranoïa, l’anxiété, le narcissisme, etc. Dans ces circonstances, le terme de « chance » n’est alors sans doute pas approprié. La consommation d’alcool et les troubles du comportement alimentaire ont aussi été mis en corrélation.

Si les réseaux sociaux demeurent un merveilleux outil pour renouer avec ses vieux amis d’enfance, ils n’en restent pas moins que leur utilisation n’est pas sans conséquence sur les jeunes personnalités en plein développement.

Facebook enregistre à ce jour plus de 750 millions d’utilisateurs actifs à travers le monde. Difficile d’y échapper.

Trouble de la concentration

Les adolescents et jeunes adultes constamment connectés sur Facebook ont tendance à être plus narcissiques. Le réseau social se nourrit de leur narcissisme, en incitant les utilisateurs à se mettre en avant sur la toile 24/24. Ce comportement peut très vite dérivé vers un trouble du comportement, conduisant à une attitude antisociale, à la paranoïa, à l’anxiété, à des problèmes de sommeil et autres.

Ces comportements se retrouvent aussi chez les adultes utilisateurs à haute dose de Facebook.

Selon les recherches du docteur Rosen et de ses collègues, de nombreux collégiens, lycéens et étudiants ne peuvent pas rester concentrer et ne peuvent pas étudier plus de 15 minutes d’affilées sans tourner leur attention sur les messages téléphoniques ou les applications sur leur téléphone mobile (Internet). Bien sûr, les résultats scolaires sont à la hauteur du manque de concentration et il n’est pas étonnant de constater les pauvres performances de ces étudiants.

Parents … attention !

Un adolescent américain envoie environ plus de 2.000 messages par mois avec son téléphone. Un cas de syndrome du canal carpien a même été décelé chez un jeune adolescent de Chicago qui envoyait une moyenne de 100 textos par jour.

La nouvelle génération rime avec communication.

En tant qu’éducateurs et responsables de leurs enfants, les parents sont donc en première ligne de front pour combattre ce fléau. Ils se doivent de montrer l’exemple en réduisant leur temps passé sur les réseaux sociaux. Le dialogue doit constamment rester ouvert entre parents et enfants, en matière d’utilisation des nouvelles technologies, afin d’en garder le contrôle. Les lignes de conduite sur les réseaux sociaux doivent être enseignées aux plus jeunes afin d’éviter les débordements (adolescents blessés émotionnels par certains commentaires sur leur « mur » en autre).

Du positif

Les réseaux sociaux n’ont pas qu’un effet négatif. La plupart de ces plateformes de connexion, encouragent la communication et ouvrent les portes pour certains jeunes d’habitude laissés en retrait. Pour les timides, cela reste un moyen extraordinaire de briser leur coquille et de faire un premier pas vers la société et de faciliter la communication.

Références :

www.psychologytoday.com

http://www.apa.org/news/press/releases/2011/08/social-kids.aspx

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