Sarkozy doit-il figurer dans les sondages ?

Hollande, Sarkozy, Bayrou, Le Pen... cherchez l'intrus !

Depuis quelques semaines, les sondages vont bon train, donnant, quasiment toujours, le même trio de tête. Mais la question que l’électeur est en droit de se poser aujourd’hui est la suivante : Nicolas Sarkozy doit-il figurer dans ces sondages ?

Alors, M. le président, C’est pour quand ?

Nul ne l’ignore encore aujourd’hui ; Nicolas Sarkozy ne s’est toujours pas déclaré candidat à la prochaine élection présidentielle. Pourtant, son nom est cité en permanence dans les sondages qui pullulent dans les médias de tous formats. Comment le président peut-il être concerné par des sondages sur une élection dont il n’a toujours pas décidé – avoué, tout du moins – d’y prendre part ? Le principe du sondage est-il défaillant ?

Révision de français

La définition du sondage du Larousse 2012 est la suivante :

  • "Enquête statistique dont le but est de connaître, à un moment donné, la manière dont se répartissent les opinions individuelles à propos d'une question donnée. (On dit aussi sondage d'opinion.)"

Un précédent de taille

Quelques précédents ont fleuri les livres d’histoires et les sites tels que Wikipédia . Le général de Gaulle fût, lui aussi, la cible des sondages, et ce, bien avant le 04 novembre 1965, date à laquelle il s’est déclaré candidat à l’élection du 05 décembre de cette même année. Renonçant en premier lieu à son temps de parole, il change d’avis, voyant qu’il perd des points dans les sondages. Il remporte cette élection, haut la main, face à François Mitterrand, unique candidat de gauche, avec plus de 55 pour cent de voix. Mitterrand, victime des sondages ?

Des possibilités sans fin

En partant du principe de cette incohérence, la porte est ouverte à toutes les applications. Pourquoi alors, ne pas inclure tous les hommes politiques dans ces sacrosaints sondages ? Et pourquoi ne pas inclure tout le monde dans chaque action ? C’est vrai, le principe est large d’esprit, mais c’est sa qualité qui veut ça. Dans l’exemple d’un appel d’offres, les entreprises n’ayant pas postulé doivent-elles se trouver dans les sondages ? Non ? Et pourquoi pas ? Si l’on respecte à la lettre le principe tel qu’il est utilisé aujourd’hui, alors dans la plus quelconque des téléréalités , même le citoyen lambda ne s’exhibant pas sur les plateaux télé devrait pouvoir obtenir les faveurs des sondés.

Le sondage : Futur outil politique

Et si les sondages servaient enfin à quelque chose ? Imaginons, dès demain, une profonde réforme – très en vogue, ces temps-ci - du suffrage universel où le candidat n’a plus à se déclarer, mais attendre que le peuple le fasse pour lui ? Quel meilleur chef d’État que celui qui a été choisi sans même se proposer ? Cela ne serait-il pas un gage de confiance absolue ? Qui a dit que Fillon ne serait pas un bon président ? Ou Aubry ou, pourquoi pas, Besancenot, voire, Dominique Baudis qui, du temps où il fût maire de la ville rose , à réduit la dette des Toulousains à zéro ? Ne choisissons-nous pas nos amis pour ce qu’ils sont et non pour ce qu'ils ont à offrir ? Pourquoi cela serait-il différent, en politique ?

Ô mon sondage

L’histoire a déjà prouvé que les sondages sont loin d’être le reflet d’une réalité sans cesse changeante au gré des humeurs des différents peuples du monde. Mais il faut tout de même leur accorder un crédit ; ils font vivre la presse et vendre des journaux. Et ça, aujourd’hui, avec l’explosion de l’information en continu sur toutes les télés et Internet, ça relève de l’exploit.

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