F1 2011 - Grand Prix de Corée du Sud: L'ennui couronne Red Bull

Vettel remporte sa dixième victoire de la saison, au terme d'une course ennuyeuse. Red Bull-Renault est sacré champion du monde pour la deuxième année.

Sebastian Vettel était une nouvelle fois intouchable, dimanche. Lewis Hamilton avait pourtant réussi l'exploit de battre Red Bull en qualification, une première cette saison. Mais cette perf' est restée sans suite. Dès le deuxième virage, Sebastian Vettel a pris la tête de la course de manière autoritaire. Hamilton et consorts ne le reverront plus. Troisième sur le podium, Mark Webber a apporté le deuxième titre de champion du monde de son histoire à l'écurie Red Bull-Renault. Un titre bien mérité pour l'alliance franco-autrichienne, qui a réalisé le meilleur travail cette saison. En 2010, la RB6 était la monoplace la plus rapide du plateau. Cette saison, la RB7 était également la plus fiable. La machine parfaite. Imbattable.

Une RB7 économe en gomme

Grâce à une maîtrise parfaite de l'usure de ses gommes, Vettel s'est envolé en tête de la course. Hamilton a tout tenté pour rester dans ses roues, sans jamais réussir à être dans la fenêtre d'ouverture du DRS. A la mi-course, il était à une demi-seconde de la Red Bull n°1. Ca n'a duré qu'un tour, avant que Vettel n'en remette un coup. Alors qu'Hamilton voyait ses gommes chuter en performances, Vettel voyait son avance s'accroître de manière vertigneuse. La RB7 a une nouvelle fois été la plus économe avec les enveloppes Pirelli. Sans une résistance homérique de Hamilton, qui a par deux fois repassé la Red Bull, Mark Webber aurait très certainement fini deuxième derrière Vettel. C'était sans compter avec la tenacité du Britannique, qui a retrouvé toute sa maîtrise dans ses duels.

Un scénario répétitif

A l'arrivée, une étrange sensation de déjà vu planait dans le paddock. L'histoire s'est encore répétée. Vettel est rentré aux stands après Hamilton mais avant Button. Il a donc plus rapidement usé ses gommes que Jenson mais moins que Lewis. Exactement comme au Japon le week-end dernier. C'est frustrant de regarder un Grand Prix dont on connaît déjà le déroulement. La faute à qui? A la gestion des pneus, qui joue un rôle bien trop important aujourd'hui. Les Pirelli sont extrêmement friables. Le pilote ne peut pas "taper dans ses pneus", comme on dit dans le jargon, sans les détruire. Hamilton a bien essayé avec son deuxième train de pneus les plus tendres, en revenant à cinq dixièmes de Vettel. Mais il n'a pas tenu, ses pneus chutant immédiatement en performances. Il s'est par la suite retrouvé entre les pattes de Mark Webber.

Là où les Bridgestone pouvaient supporter une voiture non parfaitement réglée, les Pirelli en sont incapables, bien que le pilote y mette tout son talent. Il n'est donc pas surprenant de voir la Red Bull-Renault s'imposer avec brio, car il s'agissait de la monoplace la mieux équilibrée du plateau. Mclaren et Ferrari vont devoir revoir leur copie pour l'année prochaine s'ils veulent arrêter de se faire battre par des concurrents moins prestigieux qu'eux. Brawn et Red Bull leur ont fait mordre la poussière ces trois dernières années.

A suivre dès le Grand Prix d'Inde qui se tient dans deux semaines.

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